Du 6 mai au 12 juillet, la France s'apprête à engager une concertation publique autour du projet BarMar, une initiative d'envergure visant à établir une liaison sous-marine d'hydrogène renouvelable entre la région de Barcelone et Fos-sur-Mer. Ce projet s'inscrit dans le cadre d'efforts plus vastes au sein de l'Europe, qui cherchent à relever des défis cruciaux liés à l'environnement, à l'industrie et à la sécurité énergétique.
La première réunion de cette concertation se tiendra à Gruissan, marquant ainsi le début d'une série d'événements visant à sensibiliser le public. Le projet BarMar ambitionne de répondre à deux priorités stratégiques majeures pour l'Europe : la réduction des émissions de carbone et l'augmentation de la souveraineté énergétique. L'hydrogène renouvelable, déjà intégré dans plusieurs procédés industriels, est appelé à jouer un rôle central dans l'essor d'industries plus durables, en particulier dans des secteurs comme la sidérurgie, la chimie, et les transports lourds.
Un élément clé de BarMar est son intégration dans le corridor H2med, un réseau ambitieux censé relier le Portugal, l'Espagne, la France et l'Allemagne. Ce corridor a pour but de faciliter le transit d'énergie décarbonée, contribuant ainsi à forger une véritable économie européenne de l'hydrogène. Comme l'indique un expert de l'énergie, "la création de telles infrastructures est essentielle pour garantir notre indépendance énergétique face aux défis globaux."
Une infrastructure d'envergure dédiée à l'hydrogène
La canalisation BarMar, au diamètre d'un mètre, s'étendra sur près de 400 kilomètres sous la Méditerranée, avec la capacité de transporter jusqu'à 2 millions de tonnes d'hydrogène par an. Ce volume substantiel témoigne des ambitions du projet, qui prévoit un tracé actif à une profondeur de 50 à 120 mètres, afin de minimiser les impacts sur les côtes et les écosystèmes sensibles.
Pour garantir une transparence totale et une participation active des citoyens, cette concertation publique est supervisée par la Commission nationale du débat public (CNDP), assistée par trois garants indépendants. Une approche qui vise à assurer la rigueur et l'impartialité des discussions.
Le public est encouragé à participer de plusieurs manières : en personne à travers 25 rencontres prévues sur le littoral méditerranéen, allant de la frontière espagnole à Marseille, ou en ligne par le biais de webinaires et de retransmissions en direct. Ainsi, des réunions publiques seront organisées, comme celle du 6 mai à 18 h à Gruissan, suivie de tables rondes sur des enjeux géopolitiques et techniques le 7 mai.
Toutes les informations, ainsi que les modalités de participation, sont disponibles sur le site officiel du projet, invitant chacun à s'engager dans ce débat crucial pour l'avenir énergétique de l'Europe.







