La Corée du Nord a récemment opéré un changement significatif dans sa Constitution, supprimant toutes mention de la réunification avec la Corée du Sud. Ce revirement, daté du mois de mars, a été dévoilé le 5 mai par le ministère sud-coréen de l’unification. Une décision qui illustre la position de plus en plus dure adoptée par Kim Jong Un à l’égard de Séoul.
Le texte constitutionnel, désormais révisé, ne fait plus état de l’ancienne formulation selon laquelle la Corée du Nord « se bat pour réaliser l’unification de la mère patrie ». En lieu et place, une nouvelle clause précise le territoire nord-coréen, incluant non seulement la frontière avec la Chine et la Russie, mais également un référentiel explicite à la République de Corée, en utilisant le nom officiel de son voisin du Sud.
Cette révision constitutionnelle souligne également la fermeté de Pyongyang : « La Corée du Nord ne tolère en aucun cas la moindre atteinte à son territoire ». Par ailleurs, Kim Jong Un a caractérisé la Corée du Sud comme l' « État ennemi le plus hostile », accentuant ainsi la fracture entre les deux pays.
Depuis l’élection de Lee Jae Myung, qui prône un retour aux négociations sans conditions préalables, la dynamique politique entre le Nord et le Sud est complexe. Néanmoins, Kim Jong Un persiste dans ses critiques envers les initiatives conciliatrices de Séoul, les qualifiant de « trompeuses », tout en cherchant à renforcer l’arsenal nucléaire du pays.
Un rapprochement avec la Russie
Dans un contexte international tendu, le leader nord-coréen cherche aussi à consolider ses relations avec la Russie. Selon plusieurs analystes, cette coopération inclut des échanges militaires, le pays ayant même fournit un soutien dans le conflit ukrainien. En retour, Pyongyang bénéficie de ressources économiques et techniques.
Rappelons que le conflit entre la Corée du Nord et du Sud n'a jamais été véritablement résolu, le pays restant techniquement en guerre depuis l'armistice de 1953, sans traité de paix officiel.







