Dans le monde d’aujourd’hui, faut-il forcément viser un corps mince et musclé pour garantir sa santé ? RTL s'interroge sur cette question brûlante.
Le phénomène du 'skinny fat', qui désigne des personnes paraissant minces tout en souffrant d'un déficit musculaire, envahit les réseaux sociaux. Cette tendance, à la fois préoccupante et populaire, pousse à se demander si l'apparence physique est réellement synonyme de bien-être.
L'ère du 'body positive' où l'acceptation corporelle prédominait semble révolue. Désormais, le diktat impose d'être aussi mince que musclé, sans la moindre trace de graisse. De nombreux influenceurs exploitent cette idée au nom de la santé, mais qu’en est-il vraiment ?
Si cette idéalisation peut découler d'une intention positive, elle peut rapidement s’orienter vers des extrêmes. Des vérités scientifiques sont souvent déformées. L’importance de la constitution musculaire, souvent mise en avant pour sa contribution au bien-vivre, ne signifie pas pour autant qu'il faille ressembler à un culturiste.
Le Dr Jacques Fricker, nutritionniste et auteur de Manger intelligent, éloge de l’omnivore (Éd. Odile Jacob), souligne : 'On n’a pas besoin d’avoir des muscles dessinés ou un corps sec avec des abdos apparents pour être en bonne santé. Ce qui est vraiment crucial, c’est d’être actif physiquement et de maintenir une corpulence normale selon l'IMC, tout en veillant à un tour de taille raisonnable.'
Un tour de taille inférieur à 94 cm chez les hommes, 80 cm chez les femmes
L'IMC, ou indice de masse corporelle, s'obtient en divisant le poids en kilos par la taille au carré en mètres. Un IMC entre 18,5 et 25 est considéré comme normal. L'élément à surveiller reste également le tour de taille ; un excès de graisse viscérale, souvent lié à un ventre proéminent, peut engendrer des risques pour la santé en raison des substances pro-inflammatoires qu'elle génère.
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