Ce lundi, Donald Trump a souligné que l'épidémie d'Ebola restait "confinée pour le moment à l'Afrique", suite à la confirmation d'un Américain positif au virus, diagnostiqué en République Démocratique du Congo (RDC).
« Je pense que cette pandémie est pour l'heure limitée à l'Afrique, bien qu'elle ait déjà causé des flambées dans le passé », a affirmé Trump lors d'un événement dédié à l'assurance santé à la Maison Blanche.
Face à cette situation, les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) des États-Unis ont annoncé la mise en œuvre de contrôles sanitaires rigoureux pour les voyageurs en provenance des zones touchées et une restriction temporaire de l'octroi de visas pour les ressortissants ayant récemment participé au voyage dans ces pays.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS), par l'intermédiaire d'un communiqué, a également déclaré l'épidémie d'Ebola en RDC comme une urgence de santé publique à l'échelle internationale. Les CDC se concentrent sur le rapatriement en toute sécurité d'un petit nombre d'Américains directement concernés.
"Un risque faible" pour la population américaine
Le ressortissant américain, présentant des symptômes depuis le week-end, a été testé positif au virus dimanche soir. Actuellement, son transfert vers l’Allemagne pour un traitement est en cours, a déclaré Satish Pillai des CDC.
Selon les CDC, le risque immédiat pour la population américaine est considéré comme faible, mais l'agence s'engage à réévaluer la situation et à adapter les mesures sanitaires en fonction des nouvelles données. Les contrôles dans les aéroports viennent s'ajouter à des restrictions d'entrée pour les ressortissants étrangers ayant voyagé en Ouganda, RDC ou au Soudan du Sud durant les trois dernières semaines.
À ce jour, ni vaccin ni traitement spécifique n'existent contre la souche actuelle du virus Ebola. D'après des statistiques récentes fournies par le ministère de la Santé de la RDC, au moins 91 décès seraient attribués à la recrudescence des cas, avec environ 350 cas suspects, et une majorité des personnes affectées âgées de 20 à 39 ans. Ces informations sont issues de diverses sources médiatiques, dont BFM TV, qui rapportent l'évolution critique de cette épidémie.







