"Humiliations", "attouchements", "passages à tabac" : plusieurs militants pro-palestiniens français de la "Flottille pour Gaza" ont rapporté des violences dont ils disent avoir été victimes après leur capture en Méditerranée par les forces israéliennes, le tout contesté par celles-ci.
Ce retour en France a eu lieu deux jours après qu'une vidéo montrant des humiliations de militants étrangers en détention ait provoqué un tollé international.
Sous des cris de soutien "Et vive la lutte du peuple palestinien", huit Français sont arrivés à l'aéroport Charles-de-Gaulle, accueillis par une foule enthousiaste.
Deux des 36 Français impliqués dans cette flottille sont encore hospitalisés en Turquie, selon l'AFP.
Meriem Hadjal, 38 ans, a évoqué son expérience traumatisante : "On m'a fait passer un par un dans un conteneur noir où j’ai subi des attouchements". Elle a raconté la détention dans un conteneur, décrivant des conditions horribles et répétées de violence physique et psychologique.
"L'un des soldats a commencé à me toucher la poitrine, avant de me donner de fortes claques au visage", a révélé cette militante de Waves of Freedom - France. Elle a déclaré s'être sentie terrorisée pendant cet incident, qui selon elle incluait aussi des tortures à l'aide d'un taser.
À Ashdod, elle a évoqué une rencontre avec la police de Ben Gvir, connue pour sa brutalité, qui a exacerbé le traumatisme vécu par les militants, renforçant l'idée d'une gestion inhumaine des détenus au sein du pays.
Adrien Bertel, membre de la coordination de la Global Summit France, a décrit l'expérience comme une traversée d'humiliation et de terreur. Il a affirmé qu'au sein des 430 participants étrangers "kidnappés", au moins 37 avaient subi des fractures et 16 rapportaient des violences sexuelles.
Sa plongée dans l'horreur s'est poursuivie lors de sa détention avec des soldats essayant d'humilier davantage les détenus. "J'étais traité de ‘gay’ à cause de mon vernis à ongles, cela ajoutait une couche de violence supplémentaire", a-t-il partagé.
Yasmine Scola, également détenue, a souligné les conditions inhumaines, mentionnant qu'ils devaient dormir menottés et étaient forcés à des positions douloureuses pour des périodes prolongées.
Ces témoignages ne sont pas sur la simple base d'accusations. Selon l'AFP, des récits similaires se sont multipliés parmi les autres militants. L'administration pénitentiaire israélienne a réagi, qualifiant ces déclarations de "fausses" et a affirmé que tous les détenus étaient traités dans le respect des lois et droits fondamentaux.
Avant de quitter l'aéroport, les militants ont invité le gouvernement français à agir pour défendre les droits des Palestiniens, affirmant avoir vécu une infime partie de leur souffrance. Ils ont appelé à une mobilisation massive pour dénoncer ces abus dans le silence qu'ils endurent.







