La directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, a annoncé vendredi sa démission, invoquant des raisons personnelles sur fond de désaccords politiques avec le président Donald Trump. Gabbard, qui a exprimé ses inquiétudes concernant la militarisation présentes au sein de l'administration actuelle, a écrit dans une lettre publiée sur les réseaux sociaux qu'elle quitterait son poste le 30 juin pour s'occuper de son mari, qui lutte contre un cancer des os.
À la tête du renseignement national depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche, Gabbard a été saluée par le président pour son « travail incroyable ». Dans ses déclarations, Trump a souligné : « Tulsi a fait un travail incroyable et elle nous manquera », ajoutant que son adjoint, Aaron Lukas, prendrait les rênes par intérim.
Une série de départs au sein de l'exécutif
Ce départ s'inscrit dans une vague de changements au sein de l'exécutif, Gabbard étant la quatrième femme à quitter le gouvernement Trump en à peine trois mois, après Pam Bondi, Kristi Noem et Lori Chavez-DeRemer. Les analystes politiques soulignent que cette instabilité pourrait avoir des conséquences sur la politique intérieure, alors même que Trump cherche à consolider son pouvoir.
Les médias américains avaient anticipé cette démission, Gabbard semblant de plus en plus en désaccord avec les positions de l'administration. Lors d'une audition parlementaire en mars, elle avait refusé de valider les affirmations de Trump concernant l'Iran, le qualifiant de « menace imminente ». Ses critiques à l'égard des interventions militaires des États-Unis ont également suscité des controverses, attirant aussi bien le soutien que l'opposition au sein de Washington.
Avis d'experts : « Cette démission pourrait révéler des tensions sous-jacentes au sein de l'administration Trump, qui se retrouve déjà sous pression à plusieurs niveaux », commente un analyste de Politique Internationale. En effet, Tulsi Gabbard, ancienne militaire d'origine hawaïenne qui a fait le saut du Parti démocrate vers le Parti républicain, a souvent été au centre de débats en raison de ses positions pro-russes et pacifistes vis-à-vis de la guerre en Ukraine.







