Marine Le Pen, qui a confessé son « aversion » pour Patrick Bruel, a déclaré le 22 mai 2026 qu'il ne fallait pas interdire au chanteur de mener sa carrière tant qu'il n'a pas été jugé coupable.
La cheffe du Rassemblement national a insisté, lors d’une interview sur BFMTV, que condamner un artiste avant qu’une décision judiciaire ne soit rendue équivaut à le marquer d'une « mort professionnelle ». Elle a critiqué cette tendance alarmante : « C’est condamner quelqu'un avant que la justice ait eu son mot à dire. »
Le Pen a rappelé que le principe de présomption d'innocence doit prévaloir : « Tant que vous n’êtes pas définitivement reconnu coupable, vous êtes présumé innocent. » Elle a ajouté que des principes comme celui-ci doivent être respectés, même lorsqu'ils contredisent les sentiments personnels.
Réactions aux accusations
Évoquant les accusations qui pèsent sur Bruel, qui les dément, Le Pen a affirmé : « Chacun peut avoir sa propre opinion sur les faits. » Tout en soulignant son désaccord avec le chanteur, elle s'est déclarée « choquée » par les allégations d'inconduite, qualifiant ces comportements d'une « réelle honte ».
Ce sujet brûlant a également suscité des réactions au sein du mouvement politique français. Eric Zemmour, chef du parti Reconquête, a réagi, qualifiant de « scandaleux » que Bruel soit empêché de travailler. La situation demeure tendue, le chanteur devant débuter une tournée nationale à compter du 16 juin prochain, malgré les pressions de certains élus qui souhaitent qu'il s'éloigne des scènes en raison des plaintes déposées contre lui.
Alors que plusieurs maires, y compris ceux de Paris et de Marseille, exhortent Bruel à renoncer à ses concerts, l’issue de cette affaire reste incertaine. Les concerts du chanteur prévus au Québec ont déjà été annulés, mais le débat sur la responsabilité sociale des artistes face à des accusations demeure au cœur des discussions.







