« Gaëtan Malange m’a menti. Quand on me ment, la loyauté est rompue et je n’ai plus confiance ». Ces mots de Joël Hocquelet, président de Val de Garonne Agglomération, résonnent encore après l’élection surprise de son vice-président Gaëtan Malange à la tête du Pôle d’équilibre territorial et rural (PETR). Cette décision, prise le 7 mai, a déclenché une onde de choc au sein de la collectivité. Hocquelet a sanctionné Malange en le privant de sa délégation, décision annoncée lors d'une réunion de bureau des maires, provoquant un vif débat sur la loyauté et la confiance au sein des instances politiques.
Deux semaines après ce coup de théâtre, Hocquelet a confirmé sa décision lors d'une conférence de presse, soulignant que la transparence et la communication sont essentielles dans la politique locale. Malange, quant à lui, défend sa position en affirmant qu'il n'était pas au courant des intentions d'Hocquelet concernant la candidature, ajoutant que plusieurs élus l'avaient incité à se présenter. « Il aurait dû me prévenir », soutient-il, dans une tentative de justifier sa démarche.
La tension entre les deux hommes illustre les divisions croissantes au sein de Val de Garonne, où le maire Les Républicains de Saint-Barthélémy d'Agenais, Malange, s’oppose au maire socialiste de Marmande. L’élection du nouveau président du PETR a des implications importantes, car cette instance est non seulement un guichet de financement pour les communes, mais également un organe essentiel de développement territorial.
« Les mensonges sapent la confiance et créent des fractures au sein de l’Agglo », déclare Hocquelet.
Pourtant, certains experts politiques s'interrogent sur l'avenir du PETR sous cette tension : « La situation actuelle risque de compromettre le travail collectif nécessaire à la réussite des projets locaux », avertit un analyste politique local, en soulignant l'importance de préserver l'harmonie au sein de l'intercommunalité.
La réponse à la question de la loyauté et de la transparence s’avère cruciale, alors que Hocquelet évoque même la possibilité de revoir la relation de Val de Garonne au PETR. « Il libre arbitre de notre Agglo doit primer sur d'autres considérations », conclut-il, laissant entendre qu'une réévaluation de son implication dans le PETR pourrait être nécessaire si les tensions persistent.
La saga politique de Val de Garonne n’est sans doute pas prête de se terminer, et la prochaine réunion municipale sera certainement observée de près par les acteurs politiques et les citoyens.







