Lors de sa récente visite en Algérie, le garde des Sceaux français, Gérald Darmanin, a placé le dossier de la DZ Mafia au cœur de ses discussions avec les officiels algériens. Paris espère une meilleure collaboration pour traquer les membres de ce gang actif dans le trafic de stupéfiants, dont certains se cachent sur le territoire algérien pour éviter la justice française.
La DZ Mafia, une organisation criminelle originaire de Marseille, a émergé comme un point crucial lors des échanges entre Darmanin et son homologue algérien, Lotfi Boudjemaa. Selon Independant Arabia, le ministre a évoqué les enjeux de la “criminalité organisée” liée à ce dossier.
Le gang, dont l'acronyme provient de l'origine algérienne de ses membres (d'où “Dzayer”), semble avoir gagné en ampleur et en diversité, intégrant des individus d'autres nationalités. Cependant, comme le rapportent divers médias, l’Algérie est souvent perçue comme le refuge de nombreux fugitifs. Au moins 124 personnes recherchées par la France se trouveraient selon Maghreb Emergent sur le sol algérien.
Pour autant, l'Algérie souhaite aussi obtenir l'extradition de plusieurs individus vivant en France, dont certains sont des personnalités politiques ou des militants condamnés. Le journal TSA note que cette situation contribue à alimenter les discours anti-algériens en France.
un moyen de pression sur paris ?
Des voix critiques accusent l'Algérie de maintenir ces fugitifs comme moyens de pression sur Paris. La publication Le 360 estime que cela pourrait être un levier dans des négociations sur des questions politiques sensibles.
En dépit de ces tensions, les deux nations tentent de rétablir le dialogue après une période tumultueuse. Selon El-Moudjahid, les relations franco-algériennes connaissent un “réchauffement”, bien que cela nécessite une approche prudente.







