Après des années d'attente, les derniers travaux du CDG Express, reliant la Gare de l'Est à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, touchent à leur fin. Ce week-end marque une étape significative avec l'achèvement du dernier raccordement des nouvelles voies, annonce faite par SNCF Réseau.
Les usagers des transports publics, qui ont subi de nombreuses perturbations dues à ces travaux, verront enfin le bout du tunnel. Ce raccordement crucial se déroulera du samedi 23 au lundi 25 mai, mobilisant près de 300 opérateurs, ainsi qu'une équipe d'Eiffage et d'Alstom, pour finaliser 4,5 kilomètres de nouvelles voies.
Thomas Allary, directeur des grands projets chez SNCF Réseau, a qualifié cette opération de « acte de naissance de la ligne physique ». Un défi qui inclura des milliers de connexions informatiques et la modification de dix postes de signalisation. Allary a souligné l'importance de cet événement, le décrivant comme « le dernier grand jalon de sept ans de travaux ».
Le CDG Express promet une liaison rapide de la Gare de l'Est à l'aéroport en seulement vingt minutes, avec un train toutes les quinze minutes, entre 5 heures et minuit. Bien que le prix du trajet ne soit pas encore fixé, il est prévu qu'il avoisine les 24 euros et ne sera pas inclus dans le passe Navigo.
Baptiste Maurand, président du gestionnaire d'infrastructure, a mis l'accent sur le caractère essentiel de cette navette, soulignant que « Paris mérite une connexion directe à son aéroport, à l'image d'autres grandes capitales ». Le projet, d'un budget de 2,6 milliards d'euros, a été soutenu par des financements publics, incluant un emprunt à l'État.
En parallèle, une part significative des travaux, estimée à 500 millions d'euros, a également permis d'améliorer le RER B, l'une des lignes les plus fréquentées d'Europe, souvent en proie à des pannes. Si certaines voix saluent les avantages du CDG Express, d'autres dénoncent le projet comme un « transport pour les riches », soulignant qu’il pourrait ne pas bénéficier en priorité aux usagers franciliens.
À mesure que la date d'inauguration, prévue pour mars 2027, approche, les débats se poursuivent autour des bénéfices d'un tel projet pour le transport public francilien.







