Une "découverte" culinaire à revoir : la députée écologiste Sandrine Rousseau fait des vagues avec une proposition pour changer les noms des plats à base de viande dans les restaurants. Elle suggère de remplacer les termes traditionnels, tels que "steak" et "entrecôte", par des appellations plus explicites comme "cadavre d'animal" ou "cadavre de vache".
Rousseau justifie sa démarche en affirmant que ce nouvel intitulé reflète la réalité du parcours de la viande, un sujet particulièrement important dans le cadre de la sensibilisation à l'écologie. "Chaque client sait d'où vient la viande qu'il consomme. En les nommant ainsi, nous incitons à réfléchir sur notre rapport envers ces animaux", a-t-elle déclaré dans un podcast de l'association Futur. Selon ses mots, un tel changement pourrait même "dissuader" certains consommateurs, tout en apportant une touche d'humour à la carte.
Ce n'est cependant pas la première fois que cette controverse revient sur le devant de la scène. En 2022, la France a mis en place un décret interdisant à certains produits végétaux d'utiliser le jargon de la boucherie, mais ces décisions ont été annulées par le Conseil d'État quelques années plus tard. En matière de noms, le sujet reste épineux et provoque des débats houleux, tant à droite qu'à gauche, parmi les acteurs politiques. La question de la viande et des habitudes alimentaires continue ainsi de diviser l'opinion.
En écho à ses précédentes interventions, Rousseau avait déjà émis l'idée que la consommation d'une entrecôte, notamment lors des barbecues, devait être dépolluée des stéréotypes de virilité. Un point de vue qui, passé au crible de l'inclusion, a suscité des réactions variées dans le milieu politique.







