Le trafic ferroviaire connaît des perturbations majeures ce vendredi 22 mai 2026 entre Nîmes, Avignon, Marseille et Paris, à cause d'un incident sur les caténaires causé par la chute de câbles électriques, comme l'a rapporté la SNCF.
"Plus de clim, plus de prises, plus de wifi, plus rien...", exprime Stéphan, coincé depuis presque trois heures à 500 mètres de la gare de Nîmes. "La seule information que nous avons reçue, c'est que nous avons heurté un câble électrique. Ils nous ont dit de ne pas ouvrir les portes, mais nous manquons dUpdates précises," ajoute-t-il dans un entretien avec Midi Libre.
Un lieu de chaleur insoutenable
En cette chaude après-midi où les températures frôlent les 30°C, bon nombre de passagers se regroupent près des portes ouvertes pour tenter de trouver un souffle d'air. "Devant le train, en plein soleil, je ressens moins la chaleur qu'à l'intérieur," relate encore Stéphan.
Deux personnes ont même dû être prises en charge par les pompiers, probablement en raison de malaise, selon un rapport d’un voyageur. Des bouteilles d'eau ont été distribuées pour apaiser les esprits.
Suite à cette coupure, la circulation des trains, totalement interrompue pendant plusieurs heures, recommence à reprendre "très progressivement sur une voie," selon les précisions de la SNCF. Toutefois, de nombreux retards dépassent les trois heures sur plusieurs lignes, affectant cinq trains et près de 1 500 voyageurs, bloqués entre la gare TGV de Manduel et Nîmes en raison d'une "sous-alimentation de caténaire," précisent des sources policières.
Des passagers excédés par l'attente partent à pied
Face à l'attente insupportable, certains voyageurs ont décidé de récupérer leurs bagages et de quitter le train pour se rendre à Nîmes en coupant à travers champs. "Là, il y a encore deux personnes qui s'en vont avec leurs valises, ça ne s'arrête pas," témoigne Stéphan, soulignant que, malgré l'attente, "l'ambiance est bonne."
À 17 heures, les sapeurs-pompiers du Gard étaient encore en train d’intervenir sur le site pour deux trains (TGV et TER) immobilisés suite à la panne de caténaires. Cette situation soulève des questions sur la gestion des incidents de la SNCF en période de forte affluence.







