Un décret entré en vigueur le 14 mai 2026 en Afghanistan impose des restrictions sévères au droit de divorce des femmes, tout en interdisant catégoriquement cette procédure pour les mineures sans le consentement de leur époux. Depuis que les Talibans ont repris le pouvoir en 2021, les droits des femmes s’érodent progressivement.
Jusqu'où ira cette dégringolade ? D'après The Guardian, une nouvelle législation entérine le mariage des jeunes filles. Le code récemment promulgué, comportant 31 articles, facilite considérablement le mariage des mineures tout en compliquant l'accès au divorce pour les femmes, qui ne pourront plus en faire la demande sans accord préalable de leur mari.
"Si un parent autre que le père ou le grand-père conclut un contrat de mariage au nom d’un garçon ou d’une fille mineurs avec un conjoint compatible et moyennant une dot coutumière, le contrat est valide", précise le décret. Ce texte stipule également que l’incapacité d’un époux à subvenir aux besoins de sa famille ne constitue plus un motif de divorce légitime, limitant ainsi les options des femmes qui souhaitent quitter leur partenaire.
70 % des filles vers le mariage forcé
Le mariage d’adultes avec des mineures était déjà une pratique courante, mais cette législation renforcera sans doute ces tendances. Selon l’Afghanistan Human Rights Center, la fermeture des écoles pour les filles après 11 ans a contribué à propulser 70 % de ces jeunes filles vers des mariages forcés, avec 66 % d'entre elles étant mineures.
Cette situation préoccupe de nombreux défenseurs des droits humains qui craignent que les droits des femmes et des jeunes filles ne reculent davantage. Comme l'indique une chercheuse de l’Institut de recherche stratégique à Paris, "ces mesures sont non seulement injustes mais également dangereuses pour l’avenir de l’Afghanistan".







