Lors d'un récent sommet régional à Tallinn, les leaders de huit pays nordiques et baltes ont exprimé leur desire de voir l'Ukraine intégrer l'Union européenne sans tarder. Présent lors de cet événement, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a été accueilli par les chefs d'État qui ont salué les « progrès significatifs » accomplis par Kiev dans cette direction.
Dans une déclaration conjointe, les dirigeants ont plaidé pour l'ouverture immédiate des négociations concernant l'adhésion de l'Ukraine à l'UE d'ici « juin-juillet 2026 ». Ils ont affirmé que « l'adhésion de l'Ukraine devrait se concrétiser le plus rapidement possible », renforçant ainsi l'idée d'une marche rapide vers l'intégration dans l'UE.
Ce soutien des nations nordiques et baltes, souvent vues comme des alliées naturelles de l'Ukraine dans cette quête, est renforcé par un contexte de tensions croissantes avec la Russie. Des experts, comme le politologue français Jean-Pierre Filiu, estiment que cette volonté d'accélérer le processus d'adhésion s'inscrit dans une stratégie plus large : « L'Europe doit montrer qu'elle est prête à soutenir ses voisins face à l'agression russe. »
En parallèle, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé d'interdire l'entrée dans l'UE aux anciens combattants russes ayant participé au conflit en Ukraine, une mesure dévoilée au même sommet et qui constitue un nouvel élément du paquet de sanctions contre Moscou. Cela souligne la détermination de l'UE à s'opposer aux actions de la Russie, tout en cherchant à renforcer ses liens avec l'Ukraine.
Alors que le conflit se prolonge depuis plus de quatre ans, la situation reste tendue, avec des bombardements quotidiens et des négociations diplomatiques dans une impasse. Les dirigeants nordiques et baltes retrouvent un écho favorable à leurs revendications pour une Ukraine intégrée et en sécurité dans le giron européen.







