Originaire de Jonzac (17), Kevin Veyssiere est devenu une référence dans le domaine de la géopolitique du football. À travers ses ouvrages et son média numérique, FC Geopolitics, il a su analyser les ramifications politiques derrière le sport. Son dernier livre, « Mondial 2026 », publié aux Éditions Max Milo, aborde un tournoi qui promet d’être tout sauf ordinaire.
Un tournoi inédit
Ce Mondial présente des particularités sans précédent, notamment l’implication des États-Unis qui, tout en offrant l'hospitalité, affichent une attitude politique très marquée. « Il n’y a pas de trêve sportive. Le Mondial suit la ligne de Donald Trump », déclare Veyssiere, soulignant l'ambivalence entre sport et politique.
La situation des équipes participantes, comme l’équipe d’Iran, qui doit établir son camp au Mexique face à une surveillance stricte, illustre bien ces tensions. « C'est la première fois qu'une équipe doit jouer dans un pays avec lequel elle est en conflit », remarque-t-il.
Une visibilité pour les nations émergentes
Ailleurs, des pays comme Haïti et la République Démocratique du Congo utilisent cette scène mondiale pour redorer leur image malgré les crises internes. Kevin Veyssiere décrit comment ces qualifications peuvent offrir un souffle d’espoir à des nations dévastées par des crises, même temporairement. La qualification de Curaçao, petite île des Caraïbes, est un autre exemple emblématique. « Ce tournoi est une fenêtre sur le monde pour cette nation, offrant une visibilité inestimable », explique-t-il.
Des enjeux au-delà du terrain
Le dialogue entre la FIFA et les États-Unis est plus complexe que par le passé. Comme l'indique Veyssiere, alors que des nations comme la Russie et le Qatar ont montré des signes d'assouplissement lors de leurs compétitions, les États-Unis choisissent d'imposer des règles strictes. Ce climat évoque une relation de force où les autres nations doivent s’adapter aux directives américaines.
« Le Mondial n'est pas une bulle d’évasion, mais un reflet des tensions actuelles », conclut le spécialiste. Avec une aménagement continu de l’image du football en lien avec les enjeux politiques, cette Coupe du Monde pourrait bien redéfinir notre vision du sport au XXIe siècle.







