Le 15 juin, les frappes russes ont causé des ravages dans plusieurs villes ukrainiennes, faisant au moins 11 victimes et détruisant le toit de la cathédrale de la Dormition, un édifice orthodoxe emblématique inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.
Ces attaques militaires laissent derrière elles un tableau de désolation. Au moment où les frappes ont eu lieu, des habitants de Kiev ont témoigné d'un vacarme effroyable. Un ecclésiastique a décrit comment il a été réveillé par les cris et la fumée, tandis qu'un autre témoin a déclaré : "Il y avait de la fumée, du feu, des gens qui criaient, la confusion... Je me suis caché." Ces images d'une cathédrale en flamme ont suscité une vive émotion au sein de la communauté locale et internationale.
Moscou dément toute cible sur la cathédrale
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a visité les lieux après l'extinction de l'incendie. Il a affirmé que les frappes avaient été délibérées, visant spécifiquement la partie de la ville où se trouve le monastère. L'Ukraine a également récupéré des débris de drones russes sur le site, indiquant ainsi une cible ciblée.
D'autre part, le ministère russe de la Défense a nié avoir cibler ce monument, précisant que la cathédrale aurait été touchée par une missiles Patriot tiré par les forces ukrainiennes. Des journalistes de l'AFP présents sur place ont vu des enquêteurs examiner les débris, soulignant que, malgré les dommages matériels, les icônes de l'intérieur de la cathédrale sont restées intactes.
Un cri de détresse face à la destruction
Le métropolite Épiphane, primat de l'Église orthodoxe d'Ukraine, a qualifié les attaques de "crime contre l'humanité, l'Histoire, la chrétienté". À ce propos, l'UNESCO a également réagi en condamnant cet acte, marquant une perte inestimable pour le patrimoine culturel mondial. Cette cathédrale, datant du XIe siècle, avait déjà subi des dommages lors de précédentes attaques, attirant l'attention sur l'impact tragique de la guerre sur les sites historiques.
Les autorités militaires ukrainiennes affirment qu’au total, au moins 70 missiles et 611 drones ont été tirés pendant cette nuit tragique, dont plus de 500 ont été interceptés. Les frappes ne se limitaient pas à la cathédrale ; elles ont touché plusieurs autres infrastructures clés, y compris des centres culturels à travers le pays.







