Albert Corrieri a exprimé, le 15 juin, son intention de saisir la Cour européenne des droits de l'homme. Enrôlé en Allemagne dans le cadre du Service du travail obligatoire, il souhaite recevoir "le paiement de ses heures" de travail, a rapporté TF1 Info.
Il réclame la somme de 43 000 euros pour son travail effectué dans une usine chimique à Ludwigshafen entre le 13 mars 1943 et le 15 avril 1945. Cette démarche vise à obtenir une reconnaissance de sa situation, comme l'a souligné Actu Orange.
À seulement 20 ans, Albert avait été envoyé en Allemagne, où il travaillait comme plombier à Marseille avant d'être mobilisé. Le régime de Vichy l'a contraint à effectuer des tâches épuisantes, y compris charger des wagons de charbon, tout cela sous des menaces de violence. Il a d'ailleurs subi des blessures au bras à cause de bombardements alliés.
Débouté par la Cour administrative d'appel de Marseille
Lors d'une conférence, Albert a expliqué : "J'ai vécu comme un esclave, contraint de bosser six jours sur sept, sans aucune rémunération. Je pense que la France a une dette envers moi." En dépit de sa détermination, il a été débouté en 2025 par la Cour administrative d'appel de Marseille, qui a fondé sa décision sur la loi du 14 mai 1951. Ce texte, selon la cour, permettait d'indemniser les victimes du STO pour divers préjudices, y compris financiers.
Son avocat a ajouté que "le temps est compté" et que, compte tenu de son âge avancé, la CEDH représente "notre ultime espoir" pour Albert Corrieri.







