Une vague de chaleur s'apprête à déferler sur la France, et la SNCF prend des mesures préventives. Entre le 18 et le 22 juin, 71 trains Intercités seront annulés. Cette décision vise à anticiper d'éventuelles pannes de climatisation dues aux températures extrêmes attendues sur les lignes importantes telles que Paris-Orléans-Limoges-Toulouse et Paris-Clermont-Ferrand.
D'ores et déjà, 26 départements sont placés en vigilance orange canicule, avec des températures pouvant atteindre 40°C. Ces conditions délicates entraînent inévitablement des complications pour les usagers, allant des annulations aux retards fréquents.
Selon Gilles Dansart, directeur de Mobilettre, les chaleurs extrêmes posent plusieurs problèmes : "Les infrastructures, les voies, ainsi que les rames vieillissantes ne sont pas conçues pour gérer de telles températures". Il insiste également sur l'importance de la sécurité des usagers, expliquant qu'il est inacceptable de laisser des passagers dans des trains surchauffés.
Michel Quidort, président de la Fédération nationale des associations d'usagers de transport, évoque le confort dans les rames modernes : "Il y a quelques décennies, on pouvait ouvrir les fenêtres des voitures, mais aujourd'hui, avec la climatisation, cela n’est plus possible. Cela peut rapidement devenir insupportable pour les passagers."
"Ce qui pose vraiment problème, c'est le matériel, avec des locomotives qui tombent en panne parce qu'il fait trop chaud"
Gilles Dansart, Mobilettre
Le réseau ferroviaire est généralement préparé à diverses conditions climatiques. Gilles Dansart précise : "Les rails se contractent et se dilatent face à la chaleur, mais cela est maîtrisé. Ce n’est pas vraiment un problème, à moins que l'infrastructure ne soit pas bien entretenue".







