Ce jeudi, de nouveaux conflits ont éclaté entre Téhéran et Washington, l'Iran accusant les États-Unis d'attaquer ses alliés dans la région. Ces hostilités marquent un retour inquiétant aux combats depuis la signature d'un accord fragile le 17 juin dernier, instaurant un cessez-le-feu temporaire en avril.
Le président américain, Donald Trump, a qualifié cette trêve de "terminée", allant jusqu'à traiter les dirigeants iraniens de "malades". Malgré ses accusations, il a également laissé entendre qu'il serait ouvert à des négociations futures. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les États-Unis ont intensifié leurs attaques, frappant des dizaines de cibles militaires iraniennes.
La République islamique a rétorqué en affirmant que les frappes américaines visaient également des infrastructures civiles, cherchant à entraver les funérailles de Khamenei. Selon Téhéran, des installations essentielles, telles que les ponts et les chemins de fer reliant la capitale à Machhad, ont été touchées. De plus, une frappe près de Bouchehr a été rapportée, bien que le ministère américain de la Défense ait démenti toute action sur le sol iranien récemment.
Témoignage de Badriyeh, 44 ans : « Ces deux dernières nuits, le bruit a été extrêmement fort. »
Les répercussions des frappes américaines se font sentir, avec un bilan tragique de 17 morts et 93 blessés selon les autorités iraniennes. Dans le détroit d'Ormuz, les tensions continuent de grimper, les États-Unis ayant accusé l'Iran d’être responsable de plusieurs attaques sur des navires commerciaux. L’Iran, maître du détroit vitale pour le transport d’hydrocarbures, a insisté sur son droit de contrôler cette voie maritime.
Témoignage d'un commerçant de 41 ans : « Tous les gens ici cherchent à se venger. »
À Machhad, les funérailles nationales de Khamenei rassemblent une foule immense, renforçant le sentiment d’hostilité envers les puissances occidentales. Dans un climat déjà tendu, un avion de chasse a escorté le transport funéraire, soulignant la gravité de la situation actuelle. Les craintes de représailles restent omniprésentes, avec des pays voisins comme le Koweït et Bahreïn déjà touchés par des attaques iraniennes.
Le ministre israélien de la Défense a stipulé que son pays serait prêt à intervenir si nécessaire, promettant une riposte sévère. Les sentiments anti-américains et anti-israéliens sont en pleine expansion au sein de la population iranienne, compliquant encore plus les perspectives de paix.







