Championne d'Europe en titre, la Roja arrive à ce quart de finale de la Coupe du Monde 2026 avec un parcours impeccable : aucune réalisation encaissée. Ce vendredi 10 juillet, elle affrontera la Belgique à Los Angeles dans l'espoir de revenir dans un dernier carré qu'elle n'a plus goûté depuis seize ans.
Alors que la France brille par son jeu offensif, l'intérieur des milieux de terrain espagnols, loué par Didier Deschamps, se distingue par une défense solide. Bien qu'elle ne soit pas toujours flamboyante en attaque, l'Espagne est la seule équipe du tournoi à n'avoir pas encore concédé de but. Son solide parcours lors des qualifications, où elle a enregistré cinq clean sheets sur six, augure bien pour la suite.
En cinq matches lors de ce mondial, le gardien Unai Simon, originaire de Bilbao, n'a encaissé que six tirs cadrés. Ce chiffre, bien que révélateur de la puissance de l'équipe, indique aussi la qualité des adversaires — Cap-Vert, Arabie Saoudite, Uruguay, Autriche, Portugal. Mais il souligne surtout la capacité de la Roja à museler les attaques adverses.
Joan Garcia, défenseur du FC Barcelone, a souligné cette force collective en affirmant : "Défensivement, nous sommes bien structurés, chacun de nous sait exactement ce qu'il doit faire." Il a ajouté que la prévention des tirs tout en maintenant une pression sur l'adversaire est essentielle, même si cela ne se voit pas toujours dans les statistiques. Cette approche systématique rapelle l'importance d’une défense bien rodée.
L'avènement de Pau Cubarsi
Dani Olmo, milieu offensif, a aussi souligné l'esprit collectif qui règne dans l'équipe : "Tout le monde attaque, tout le monde défend." Le jeune Pau Cubarsi, âgé de seulement 19 ans, s’est illustré aux côtés du plus expérimenté Aymeric Laporte. De la Fuente n'hésite pas à le qualifier d'atout de poids dans cette structure défensive, capable de rivaliser avec n'importe quel attaquant. Selon lui, cette défense excelle dans la gestion des émotions et des situations de jeu, rappelant que la jeunesse de Cubarsi ne nuit en rien à sa compétence.
La même recette qu'en 2010 ?
Une fois de plus, l'Espagne privilégie le contrôle du jeu. En évitant de s’exposer, les hommes de De la Fuente ont monopolisé le ballon, ce qui leur a permis de remporter des matches serrés, notamment grâce à un but de Mikel Merino en prolongation face au Portugal. “Nous devons être prêts à les stopper”, a commenté le défenseur belge Diego Moreira avant de les affronter.
Thibaut Courtois, gardien du Real Madrid, se rappelle des défis passés rencontrés par les Diables Rouges. Bien que l'équipe belges d'aujourd'hui puisse paraître moins flamboyante qu'en 2018, elle demeure soudée et déterminée. En se remémorant sa route vers le titre en 2010, l'Espagne espère que ce même esprit défensif conduira à une seconde étoile, neuf jours plus tard à New York.







