Le guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, a récemment accusé le président américain Donald Trump d'être responsable des victimes lors des manifestations qui ont secoué l'Iran ces dernières semaines. Alors que la répression des manifestations anti-gouvernementales a fait des milliers de morts, Khamenei a appelé son peuple à ‘briser le dos des séditieux’ lors d'un discours publié ce samedi.
Les manifestations, initiées à Téhéran fin décembre par des commerçants mécontents de la hausse des prix, se sont intensifiées depuis le 8 janvier, remettant en question l'autorité du régime instauré après la révolution de 1979. En réponse, les autorités ont coupé l'accès à Internet, selon les groupes de défense des droits humains, pour masquer l'ampleur de la répression. Selon l'organisation Iran Human Rights, basée en Norvège, plus de 3.428 personnes auraient été tuées depuis le début de ce mouvement.
Khamenei a réaffirmé sa position lors d'une fête religieuse, déclarant que l'Iran ne voulait pas de guerre, mais ne ferait preuve d'aucune clémence envers les ‘criminels nationaux’ et les ‘criminels internationaux’. Il a également évoqué des ‘complots américains’ visant à ‘avaler l'Iran’, soulignant l'idée que les États-Unis pourraient vouloir rétablir un contrôle militaire, politique et économique sur le pays.
À noter que les récentes coupures d'internet ont été qualifiées de ‘stratégie de camouflage’ par des experts comme l'analyste des droits humains Shadi Sadr, qui a attiré l'attention sur le besoin urgent d'une surveillance indépendante dans le pays. Parallèlement, l'ONG de cybersécurité Netblocks a rapporté une légère reprise de l'accès à Internet, bien que la connectivité reste à environ 2% des niveaux normaux, laissant présager que la situation est encore loin d'être résolue.
Les événements actuels en Iran attirent l'attention internationale, alors que les gouvernements et les organismes de défense des droits humains s'interrogent sur les violations systémiques à l'encontre des droits fondamentaux et sur la brutalité de la répression exercée par le régime. L'ampleur de ces manifestations rejoint celle des événements similaires de 2019, ce qui laisse entrevoir que le mécontentement populaire pourrait continuer à croître si des mesures concrètes ne sont pas prises.







