Dans un contexte de violence croissante en Syrie, Emmanuel Macron et Nechirvan Barzani, le président de la région autonome du Kurdistan irakien, ont exprimé leur préoccupation et ont réclamé un cessez-le-feu immédiat.
Au cours d'un entretien téléphonique, rapporté par l'Élysée, les deux dirigeants ont insisté sur l'importance de la détente dans cette région marquée par des affrontements incessants. Cette demande intervient après près de deux semaines de combats qui ont éclaté le 6 janvier, opposant l'armée syrienne aux forces kurdes dans la ville d'Alep.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ces conflits ont déjà causé la mort de plus de 105 personnes, dont 45 civils, et ont entraîné le déplacement de près de 155.000 individus. Baron Barzani a dénoncé les actions agressives du régime syrien, qui, selon lui, compromettent la stabilité de la région.
En parallèle, l'armée syrienne a mené des renforts dans la région de Deir Hafer, révélant ainsi son intention de régner en maître sur le territoire. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, ont reçu des ultimatums pour quitter cette zone stratégique.
Malgré l'annonce d'un retrait des FDS prévue pour le 17 janvier, les combats se poursuivent. Les forces kurdes n'ont pas hésité à accuser le pouvoir syrien de trahison concernant le retrait convenu. Cette situation rappelle les troubles antérieurs qui ont secoué la région, comme l'indique une analyse publiée par France 24, soulignant l'impossibilité d'un accord stable entre les parties tant que des enjeux antibellique demeurent non résolus.
Des experts politiques, tels que le sociologue et spécialiste du Moyen-Orient Jean-Pierre Filiu, soulignent que la communauté internationale doit intervenir pour instaurer une paix durable. « Il est impératif que les puissances mondiales augmentent leur pression sur le régime syrien pour éviter que la spirale de violence ne s'accentue », a-t-il affirmé lors d'une récente conférence.







