La situation s'intensifie en Méditerranée avec l'arrestation, le 22 janvier, d'un navire soupçonné d'être lié à la "flotte fantôme" russe.
Le navire, un pétrolier-cargo nommé "Grinch", a été intercepté par la Marine française dans les eaux internationales de la mer d'Alboran. Ce bâtiment, en provenance de Mourmansk, est suspecté de participer à l'exportation illicite de pétrole russe, contournant ainsi les sanctions imposées par l'Occident.
Suite à une opération minutieuse, la préfecture maritime a déclaré que l'intervention visait à vérifier la nationalité du navire. Les documents examinés n'ont pas été conformes, entraînant un signalement au procureur de Marseille et l'ouverture d'une enquête judiciaire.
Le capitaine auditionné
Le 25 janvier, le procureur Nicolas Bessone a annoncé que le capitaine indien du navire avait été placé en garde à vue. Cette décision a été prise après que le parquet ait ouvert une enquête préliminaire pour défaut de pavillon, confiée à la Section de recherches de la gendarmerie maritime de Toulon, en collaboration avec le Centre de sécurité des navires de Marseille.
Il est important de noter que le Grinch figure sur la liste britannique des navires associés à la flotte fantôme russe, et apparaît également sous le nom de "Carl" dans les bases de données de l'Union européenne et des États-Unis. En effet, la Commission européenne a récemment ajouté 41 nouveaux navires à cette liste de sanctions pour contrer les activités illégales liées à la guerre en Ukraine.
Pavillon des Comores
Ce pétrolier, construit en 2004, est connu pour avoir transporté des hydrocarbures vers des destinations comme la Chine et l'Inde. D'après des plateformes spécialisées comme marinetraffic et vesselfinder, le navire était en route vers l'est, naviguant sous pavillon des Comores au moment de son interception.
Pour le président Emmanuel Macron, cette opération illustre la volonté de la France à faire respecter le droit international et à assurer l'efficacité des sanctions contre un réseau maritime qui finance l'agression russe en Ukraine. Cette interception n'est pas un acte isolé. En septembre, la France avait déjà interpellé le pétrolier "Boracay", également inscrit sur la liste des sanctions européennes, le détournant vers le port de Saint-Nazaire.







