L'ancien conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, a été condamné en octobre 2022 pour avoir refusé de coopérer à l'enquête concernant l'assaut du Capitole, survenu le 6 janvier 2021. Ce lundi 10 février, le ministère de la justice américain a officiellement demandé l'annulation de sa peine. La requête a été révélée par l'Agence France-Presse (AFP), qui souligne que le ministre cherche à renvoyer le dossier devant un tribunal, en espérant obtenir un classement de l'affaire « avec préjudice ».
Le numéro deux du ministère, Todd Blanche, a expliqué cette démarche par la nécessité de contrer « l'instrumentalisation du système judiciaire par l’administration précédente », faisant référence à l'administration Trump, selon un communiqué du Washington Post.
L'avocat représentant le gouvernement, John Sauer, a précisé que la loi américaine autorise le gouvernement à demander un non-lieu, même après une condamnation. Steve Bannon a déjà purgé quatre mois de prison pour son refus de répondre à une assignation du Congrès et a été libéré fin octobre 2024.
Quelque 1 250 condamnés graciés
L'ancien conseiller est également connu pour ses théories du complot sur l'élection présidentielle de 2020, des accusations qui continuent d'alimenter le discours conservateur. Dans ce contexte, la procureure fédérale Jeanine Pirro a également appelé un juge fédéral à rejeter les accusations contre Bannon « dans l’intérêt de la justice ».
Il est à noter que Donald Trump a souvent minimisé la gravité des événements du 6 janvier, les présentant comme des manifestations d'amour à son égard. Les émeutes ont, pourtant, causé la mort de cinq personnes et choqué une partie du monde.
Dans un mouvement controversé, Trump a gracié 1 250 personnes condamnées dans le cadre de cette affaire après son retour à la Maison Blanche. Il a également arrêté les poursuites contre de nombreux autres accusés, marquant ainsi la fin d'une vaste enquête menée par le ministère de la justice.







