L'administration Trump a décidé de mettre un terme aux opérations anti-immigration à Minneapolis, un tournant majeur annoncé le 12 février par Tom Homan, émissaire du président américain. La ville, récemment touchée par la perte tragique de deux citoyens américains durant ces opérations, vit un événement qui semble marquer les esprits.
« J'ai proposé, et le président Trump a accepté, que cette opération prenne fin », a déclaré Homan lors d'une conférence de presse. Il a ajouté que « une réduction significative des effectifs policiers est déjà en cours et va se poursuivre les jours suivants », soulignant la volonté de redresser la situation après plusieurs mois de tension dans la ville.
Depuis décembre, des milliers d'agents de la police de l'immigration étaient déployés à Minneapolis, provoquant une ambiance de peur parmi la population. Beaucoup d'habitants craignaient d'être arrêtés, ce qui a engendré une vague de manifestations, malgré des conditions climatiques difficiles. Ces manifestations se sont intensifiées après la mort récente de deux hommes, Renee Good et Alex Pretti, tués lors d'interventions policières, augmentant ainsi le climat d'inquiétude.
Tom Homan a clairement exprimé sa volonté de superviser la transition, déclarant qu'il resterait à Minneapolis « un peu plus longtemps » pour veiller à ce que le commandement soit bien transféré aux autorités locales. Il a aussi précisé qu'un nombre réduit d'agents demeurerait sur place pour poursuivre la surveillance des activités dans la région.
Il y a une semaine, Homan avait déjà annoncé le retrait d'environ 700 policiers de l'immigration, une décision qui a été saluée par plusieurs membres de la communauté, tandis que d'autres restent sceptiques sur l'efficacité des mesures de sécurité mises en place. L'ensemble de la situation a été couverte par divers médias, avec des experts soulignant les implications importantes pour les droits des citoyens. Le Monde a rapporté que « la sécurité communautaire ne doit pas se faire au détriment des droits de l'homme », pointant la nécessité d'un dialogue constructif autour des politiques d'immigration à venir.







