Un nouveau chapitre s'écrit en mer. Le porte-avions français Charles-de-Gaulle, accompagné de son groupe d'escorte, commence sa phase de déploiement dans l'Atlantique Nord et la mer Baltique, comme l'a annoncé le vendredi le ministère des Armées. Ce mouvement stratégique intervient dans un climat de tensions accru, exacerbé par les actions de la Russie et les ambitions de certains leaders, tel Donald Trump, envers le Groenland.
Après avoir quitté Toulon le 27 janvier dernier et participé à l'exercice majeur « Orion 26 », le porte-avions poursuit sa mission, appelée « La Fayette 26 », dans l'Atlantique Nord, avant de diriger ses opérations en Méditerranée. Le Charles-de-Gaulle est attendu au port suédois de Malmö le 25 février, où il marquera une première historique selon le ministère suédois de la Défense. Durant ce déploiement, le groupe aéronaval français prendra part à la mission Baltic Sentry de l'Otan, conçue pour dissuader les menaces pesant sur les infrastructures sous-marines, à la suite de mystérieuses coupures de câbles dont Moscou est suspecté.
Un déploiement anticipé
Ce déploiement, prévu depuis plusieurs mois, coïncide avec le lancement de la mission « Arctic Sentry » par l'Alliance atlantique, visant à renforcer la sécurité dans la zone arctique. Cette démarche répond à des inquiétudes concernant les visées expansionnistes des États-Unis envers le Groenland. Des sous-marins russes de la flotte du Nord circulent régulièrement dans ces eaux.
Le groupe comprend le porte-avions ainsi que des avions, plusieurs frégates, un ravitailleur, et un sous-marin d'attaque. Sa présence, bien plus qu'une simple démonstration de force, est un instrument de communication diplomatique et stratégique. Comme l'a précisé le ministère des Armées, plusieurs navires de combat de nationalités variées, incluant des flottilles italiennes, espagnoles et britanniques, viendront renforcer la Task Force française au cours de cette mission.







