Paulo Fonseca critique Trump et s'oppose à la Coupe du monde aux États-Unis

L'entraîneur de l'OL évoque son passer par l'Ukraine et critique la position de Trump.
Paulo Fonseca critique Trump et s'oppose à la Coupe du monde aux États-Unis
Paulo Fonseca est très attaché à l’Ukraine, patrie de sa compagne où il a entraîné le Chaktar Donetsk MaxPPP

Les appels à délocaliser la Coupe du monde se multiplient, et ce sont désormais les mots de l’entraîneur de l’Olympique lyonnais, Paulo Fonseca, qui attirent l’attention. Lors d'une interview accordée ce lundi 23 février au moment où l'on commémore le début de la guerre en Ukraine, il évoque son expérience vécue sur le terrain avec sa famille, fournissant ainsi un commentaire saisissant sur la politique de Donald Trump.

Fonseca, qui entraîne Olympique lyonnais depuis janvier 2025, se souvient de son départ précipité d'Ukraine lorsqu'il était entraîneur du Shakhtar Donetsk entre 2016 et 2019. Au cours de cette période, il a fait le choix difficile de quitter le pays pour ramener sa famille au Portugal, anticipant un conflit qu'il croyait imminent.

"Cette nuit-là, ma femme et moi avons discuté, elle a pleuré: 'Je crois que la guerre va éclater et que nous devrons nous exiler à nouveau'. Je lui ai répondu: 'Non, il n’y a pas de danger'. Mais à 5 heures du matin, nous avons été réveillés par les bombes: la guerre avait déjà commencé," se souvient-il, une expérience qui reste gravée dans sa mémoire.

Le récit d’une évasion sous tension

"Il y avait une panique générale. Nous avons pris nos valises et monté dans un minibus avec toute la famille," raconte-t-il. Paulo Fonseca se rappelle d’une nuit passée dans un bunker sous un hôtel, en compagnie de Roberto De Zerbi, alors entraîneur du club. "Nous étions environ 60, terrifiés, regardant les nouvelles sur les soldats russes tentant de pénétrer à Kiev."

Un van de l’ambassade du Portugal a permis à Fonseca et sa famille de rejoindre la Moldavie. Après une trentaine d’heures de voyage, il ressent un immense soulagement en franchissant la frontière. "Je n'ai jamais eu aussi peur pour ma vie et celle de ma famille. Ce souvenir reste gravé en moi et influence ma vision de la politique actuelle," souligne-t-il.

Fonseca ne cache pas sa critique à l’égard de Trump, qu’il accuse de déprioriser les plus vulnérables. "La honte m’a envahi lorsque le président américain a reçu un prix de la paix par la FIFA. Nous ne souhaitons pas que la Coupe du monde se déroule aux États-Unis en ce moment. La position de Trump illustre un abandon des plus démunis, en faveur de ses intérêts économiques," déclare-t-il, se joignant à une voix croissante contre la politique américaine vis-à-vis de l'Ukraine.

En somme, l’engagement de Fonseca renvoie à une volonté de justice et d'empathie pour ceux qui subissent les conséquences de conflits, une position qui fait écho à la situation actuelle de l'Ukraine, comme le souligne également le rapport de L'Équipe.

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