Cem Yoldas, âgé de 29 ans, a décidé de se retirer de la compétition municipale à Strasbourg pour la liste "Strasbourg c'est nous", soutenue par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Cette décision a été annoncée lors d'une conférence de presse le 25 février, après avoir été visé par des menaces de mort présumées liées à l’homicide d'un militant d'extrême droite à Lyon, Quentin Deranque.
"Les menaces de l'extrême droite sont aujourd'hui trop grandes. C'est pourquoi nous avons pris la lourde décision de nous retirer des élections municipales afin de protéger notre équipe et leurs familles", a déclaré le jeune militant, visiblement affecté par cette situation. Yoldas affirmait ainsi que sa liste faisait face à un contexte d'une extrême droite "totalement en roue libre".
Il a également exprimé un profond désarroi : "C'est un échec, une faillite pour notre démocratie, que notre liste ne puisse pas aller au bout". Ancien porte-parole du mouvement antifasciste la Jeune Garde, dissous l’année précédente, il se dit convaincu que son ancien rôle le rendait particulièrement vulnérable dans cette bataille.
Il veut porter plainte contre la candidate du RN
Yoldas a annoncé qu'il prenait des mesures légales contre ceux qui lui ont proféré des menaces, mais aussi contre l’eurodéputée Virginie Joron, candidate du Rassemblement National (RN) à Strasbourg. Il l'accuse d'avoir divulgué sur les réseaux sociaux son adresse de travail, où il exerce en tant qu'éducateur spécialisé.
Cette situation met en lumière les tensions croissantes dans le paysage politique français, où l’extrême droite semble gagner en audace, selon plusieurs observateurs et experts, notamment ceux du France 24.







