Des bombardements intensifiés ont touché l'Iran lundi, marquant le troisième jour d'une offensive américano-israélienne visant à neutraliser les autorités iraniennes. Ce conflit se propage désormais au Liban, où des frappes israéliennes sont menées en réponse à des tirs du Hezbollah.
Ce conflit a à ce jour causé des pertes américaines, Donald Trump annonçant une संभावित opération pouvant s'étendre sur plusieurs semaines. Chaque partie semble déterminée à intensifier ses actions, alimentant des craintes d'une escalade régionale inquiétante.
Tôt lundi matin, l'armée israélienne a déclaré avoir mené des "frappes à grande échelle" sur Téhéran, et des explosions ont été rapportées par l'agence iranienne Tasnim. Au même moment, l'armée israélienne a également frappé plusieurs cibles du Hezbollah au Liban, les premiers tirs étant survenus en réponse à des attaques du mouvement chiite.
Des reporters de l'AFP ont rapporté avoir entendu de puissantes détonations à Beyrouth, tandis que des familles fuyaient le sud du pays, cars chargés de matelas et de biens essentiels. L'armée israélienne a conseillé aux habitants de se tenir éloignés d'un kilomètre des bâtiments en prévision des bombardements à venir.
Israël avait déjà annoncé avoir intercepté des projectiles tirés depuis le Liban, peu avant que le Hezbollah ne lance une salve de missiles en représailles à la mort de son leader Ali Khamenei, tué samedi dernier. Le général israélien Eyal Zamir a averti que tout ennemi menaçant la sécurité israélienne paiera un lourd tribut.
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné les actions du Hezbollah, qualifiant ces tirs d'"irresponsables" et mettant en garde contre des représailles israéliennes. L'inquiétude est palpable au Liban, où la population craint un glissement dans un affrontement à grande échelle.
Dans une entrevue avec le New York Times, Donald Trump a justifié cette offensive, évoquant la grave menace que représente un régime iranien doté d'armements nucléaires. "Nous menons cette opération massive non seulement pour notre sécurité immédiate, mais aussi pour les générations futures", a-t-il plaidé en soulignant que la défense de la démocratie est impérative.
Les répercussions de cet affrontement se font sentir au-delà des frontières, l'Iran ayant mené des attaques en représailles contre Israël, tout en ciblant également des pays tels que les Émirats, le Qatar, le Bahreïn et l'Arabie saoudite. Le Royaume-Uni a signalé une attaque de drone contre sa base aérienne de Chypre, ajoutant une dimension supplémentaire à cette escalade.
Dans les rues de Téhéran, la nouvelle de la mort du guide suprême a entraîné des manifestations de joie pour certains, tandis que d'autres, se sentant opprimés par le régime, réclament une intervention extérieure. "Il n'y a pas de possibilité de réformes sans un changement radical", a témoigné une résidente de Téhéran.
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a fait écho à ces sentiments en appelant à venger la mort de Khamenei, précisant que l'Iran ne se limiterait nullement dans ses actions défensives. La situation demeure donc volatile, avec des développements potentiels sur plusieurs fronts, notamment en Irak où des tensions persistent et où des manifestations se déroulent à proximité de l'ambassade américaine.







