Suite aux provocations de Donald Trump, le haut dignitaire iranien Ali Larijani a lancé une mise en garde directe au président américain, alors qu'un conseiller du Guide suprême annonce l'absence de négociations futures.
Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a affirmé que Téhéran ne se laissait pas intimider par les menaces de Donald Trump, relayées via X le 10 mars. Trump avait promis de frapper l'Iran "vingt fois plus fort" s'il ne rétablissait pas l'accès au détroit d'Ormuz. Ses propos incluaient une menace d’attaquer des infrastructures vitales, rendant la reconstruction impossible.
Larijani a rétorqué au représentant des États-Unis : "Même les plus grands d'entre vous n'ont pu l'éliminer." En ajoutant, "Prenez garde à ne pas être vous-même éliminés," il a clairement signalé la fermeté de la position iranienne.
Diplomatie en panne
Ce 10 mars, après onze jours de bombardements, les Gardiens de la Révolution ont annoncé dans un communiqué qu'ils seraient responsables de la fin des hostilités. Dans cette réponse, ils évoquent également les déclarations de Trump, qui affirmait que la guerre était "pratiquement terminée." Trump a ajouté que militairement, l'Iran était à genoux. Ces dires ont été réfutés par Kamal Kharazi, conseiller en politique étrangère du nouveau Guide suprême, affirmant que l’armée iranienne demeure puissante et autonome dans sa production d’armement, comme le rapporte CNN.
Kharazi a insisté : "Il n'y a plus de place pour la diplomatie" en raison de la trahison présumée de Trump lors de négociations passées. Il a évoqué la nécessité d'une intervention internationale si la pression économique sur l'Iran devait s'intensifier.
Une menace pour le Moyen-Orient
Lors d'une conférence de presse le 9 mars, Trump a laissé entendre que sans intervention, Téhéran aurait pu prendre le contrôle de la région. Il a justifié son attaque en déclarant : "Si je ne les avais pas frappés en premier, ils auraient attaqué nos alliés." De plus, Trump a mentionné qu'une enquête était en cours concernant le bombardement d'une école en Iran, initialement attribué à Téhéran, mais qui pourrait finalement provenir d'une opération américaine, d’après le rapport du New York Times.







