Municipales 2026 : la gauche face à des choix cruciaux pour le second tour

Les alliances se forment à gauche, des tensions émergent avant le second tour.
Municipales 2026 : la gauche face à des choix cruciaux pour le second tour
Benoît Payan (union de la gauche) a déposé sa liste lundi à Marseille, sans fusion avec celle de Sébastien Delogu (LFI). © (Photo AFP)

Dès le lendemain du premier tour, de nombreuses listes de gauche se rassemblent pour le second tour, un enjeu vital pour contrer la droite.

Benoît Payan a décidé de se présenter au second tour des élections municipales sans fusionner sa liste. À Marseille, le maire socialiste sortant a écarté la proposition de fusion avec La France insoumise portée par Sébastien Delogu (11,94 %). En tête avec 36,70 %, Payan a finalisé le dépôt de sa liste en préfecture. « Nous restons fermes face au Rassemblement national », a-t-il déclaré.

« Consternante irresponsabilité de Benoît Payan, qui préfère jouer avec le risque de l’extrême droite que de s’allier avec LFI », a réagi sur X Jean-Luc Mélenchon, ancien député de la ville. Ce dimanche, quatre listes pourraient se retrouver au second tour, dont celle du RN menée par Franck Allisio (35,02 %).

Les tracts et négociations autour des accords sont au cœur des débats à gauche, notamment à Nantes, où Johanna Rolland, la maire socialiste sortante (35,24 %), a conclu un accord avec le candidat de LFI William Aucant (11,20 %).

À Limoges, une alliance a également vu le jour entre les candidats socialistes et insoumis, tandis qu’à Brest, François Cuillandre, maire socialiste, a validé une fusion technique avec la liste LFI pour maximiser ses chances face à la droite.

Une aubaine pour la droite

Emmanuel Denis, le maire écologiste de Tours, a trouvé un terrain d'entente avec Marie Quinton de LFI pour fusionner leurs listes. À Avignon, les listes de gauche fusionnent pour renforcer leur position face à la droite.

À Strasbourg, une alliance formée par les écologistes et LFI vise à rivaliser contre la socialiste Catherine Trautmann, arrivée en tête. Pourtant, ces alliances s'accompagnent de tensions entre LFI et les autres composantes de la gauche, ce qui complique les négociations finales. Les candidats de droite exploitent ces divergences pour renforcer leur position auprès des électeurs.

À Lyon, la situation se complique encore plus. Le maire écologiste Grégory Doucet, arrivé en tête avec 37,36 %, a fait état d’une alliance avec LFI, provoquant l'indignation de ses adversaires, notamment Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique lyonnais. À Toulouse, François Piquemal de LFI, en seconde position, a annoncé une candidature commune qui pourrait redéfinir les options pour le second tour.

Absence d'accord à Poitiers

Dans la ville de Lille, le maire socialiste Arnaud Deslandes et la candidate LFI cherchèrent à s'allier, mais le troisième du premier tour a finalement choisi de soutenir le maire sortant, laissant la droite s’installer au deuxième tour.

Enfin, à Poitiers, aucune alliance n'a vu le jour. Ainsi, le second tour comprendra six listes, dont celle de l'écologiste Léonore Moncond’huy, en tête avec 26,41 % des voix.

Avec AFP

Le Havre, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Bourges, Perpignan

Avant le premier tour, La Nouvelle République a couvert cinq villes présentant des enjeux nationaux.

> Au Havre, Édouard Philippe, ancien Premier ministre, vise à conserver son poste face à une compétition serrée. À Bordeaux, Pierre Hurmic a refusé d'unir ses forces avec LFI alors que la triangulaire se dessine, tandis qu’à Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi s'est engagé dans une fusion difficile face à la droite.

> À Bourges, Yann Galut, le maire sortant, se pose en favori, et à Perpignan, la victoire du maire RN Louis Aliot semble acquise.

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