Pour la neuvième année consécutive, la Finlande s'affirme comme le pays le plus heureux du monde, selon le rapport annuel publié par l'ONU le 19 mars. En contraste, la France continue de décliner, atteignant la 35e place de ce classement international.
Malgré des hivers rigoureux et un coût de la vie élevé, les Finlandais se sentent globalement heureux. Le rapport de l’ONU repose sur une autoévaluation des citoyens, un indicateur de qualité de vie essentiel.
L'évaluation de la vie par les habitants
Ce classement s'appuie sur trois grands indicateurs : l'évaluation de la vie, le soutien social et les conditions économiques. Les données proviennent d'enquêtes menées par Gallup, où les participants notent leur satisfaction sur une échelle de 0 à 10. Le rapport actuel compile les résultats des trois dernières années, offrant une perspective à plus long terme.
En France, la situation est préoccupante. Avec des classements précédents à la 27e et 33e places, la chute actuelle au 35e rang dénote une tendance inquiétante. Bien que devant des pays comme le Malawi et l’Afghanistan, la France ne réussit pas à rivaliser avec des nations comme l’Islande ou le Danemark, qui occupent les premières places.
Facteurs influençant le bonheur
Six facteurs principaux déterminent la qualité de vie dans les différents pays : le PIB par habitant, le soutien social, l'espérance de vie en bonne santé, les libertés individuelles, la générosité et l'absence de corruption. Cependant, ces éléments sont analysés à travers le prisme de l'individu et non de manière brute. Ces indices aident à expliquer les écarts de bonheur entre les nations.
Pour évaluer le bonheur, les Nations Unies établissent également un point de référence avec un pays fictif appelé Dystopia, qui présente les conditions de vie les plus précaires.
Émotions positives et négatives
Additionnellement, l’étude prend en compte les émotions positives telles que le rire et l'apprentissage, ainsi que les émotions négatives, notamment l'anxiété et la colère. Cepeda, sociologue à l’Université de Lyon, affirme que : "La perception d’un niveau de vie de qualité contribue à une notoriété exacerbée auprès des Finlandais, tout en révélant que le bonheur peut être subjectif".
Ainsi, la Finlande, avec une note moyenne de 7,8 sur l'échelle de Cantril, se distingue non seulement par sa beauté naturelle, mais aussi par un système de protection sociale impeccable et une confiance notable envers les autorités. Toutefois, ce succès n'exclut pas certains problèmes, tels que des inégalités persistantes ou un taux de chômage de 10,3 %.
En somme, ce palmarès démontre que le bonheur est complexement lié à des facteurs économiques, sociaux et culturels. Les Finlandais, bien qu’ils aient des défis, semblent bien mieux équipés pour les gérer, révélant une approche plus positive de leur existence.







