Le 22 avril, le Corps des Gardiens de la révolution iranien a annoncé la saisie de deux navires dans le détroit d’Ormuz, un événement qui menace la prolongation de la trêve décidée par le président américain Donald Trump juste la veille. Les négociations entre Téhéran et Washington stagnent dans un climat déjà tendu.
Selon Tasnim, un communiqué du CGRI précise que ces navires, qualifiés de “en infraction”, ont été interceptés alors qu’ils tentaient de quitter discrètement le détroit. Ils ont été redirigés vers les eaux iraniennes pour inspection. “Nous ferons face à toute tentative de compromettre la réglementation iranienne”, affirme le communiqué.
The Washington Post souligne que cette action intervient quelques heures après que Trump a apaisé les inquiétudes d’un nouveau conflit en prolongeant son cessez-le-feu avec l’Iran, ce qui en fait une “grave escalade”.
Les navires concernés sont deux porte-conteneurs, le MSC Francesca, sous pavillon panaméen, et l’Epaminondas, exploité par une société grecque potentiellement liée à Israël, selon CBS News. Des tirs avaient précédemment été échangés avec eux, et un troisième navire, l’Euphoria, aurait également été visé, d’après The Guardian.
Malgré le cessez-le-feu annoncé par Trump, les États-Unis continuent de bloquer le détroit d’Ormuz, une décision perçue par Téhéran comme un “acte de guerre”. Le 19 avril, la marine américaine avait déjà ouvert le feu sur un cargo iranien, une action qui a suscité des promesses de représailles de la part de l’Iran.
Dans ce contexte tendu, les négociations entre Téhéran et Washington semblent dans une impasse. “Une délégation américaine était censée se rendre à Islamabad pour des pourparlers, mais les négociateurs iraniens ont décidé de ne pas s'y rendre tant que le blocus américain persiste”, explique The Washington Post.







