Les dernières données, révélées le 27 avril, indiquent que les dépenses militaires dans la région Asie-Pacifique ont connu une augmentation marquante de 8,1 % en 2025. Ce développement, lié à la montée en puissance de la Chine, est également alimenté par les tensions générées par la politique étrangère de Donald Trump, qui a fait grimper l'incertitude chez les alliés de la région, comme l'indique le South China Morning Post. “Les dépenses militaires en Asie et en Océanie – hors Moyen-Orient – s’élèvent en 2025 à 681 milliards de dollars, une hausse jamais vue depuis 2009,” rapporte le quotidien hongkongais.
Pour contextualiser, les dépenses militaires mondiales n'ont progressé que de 2,9 % en 2025, totalisant 2 887 milliards de dollars. Cela signifie que l'Asie représente à elle seule environ 25 % de l'ensemble de ces dépenses, avec la Chine en tête, qui représente près de la moitié des investissements militaires asiatiques.
Notamment, l'augmentation des dépenses de la Chine s'est établie à 7,4 %, mais le Japon a connu une flambée encore plus marquée avec une hausse de 9,7 %, atteignant 1,4 % de son PIB, le niveau le plus élevé depuis 1958.
Répondre aux tensions régionales
La situation à Taïwan est particulièrement préoccupante, avec une augmentation spectaculaire de 14 % des dépenses militaires, ce qui représente “la plus forte hausse annuelle enregistrée depuis 1988,” selon le SCMP. Cette escalade est attribuée à une intensification des exercices militaires chinois autour de l'île.
Les raisons de ce réarmement sont claires : les nations alliées des États-Unis, notamment le Japon, les Philippines et l’Australie, cherchent à faire face aux tensions persistantes tout en réagissant à l'incertitude croissante vis-à-vis du soutien américain. “Les pays de la région subissent des pressions pour augmenter leurs dépenses militaires,” affirmé Diego Lopes da Silva, un expert en armement de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), qui a publié cette étude le 27 avril.
“Comme en Europe,” ajoute-t-il, “les alliés des États-Unis font face à des demandes croissantes de l'administration Trump pour renforcer leurs capacités militaires.”







