Le récent rapport du Sénat souligne les lacunes d'une politique d'inclusion scolaire jugée budgetairement insoutenable et inefficace. Olivier Paccaud, sénateur et rapporteur du budget de l'Éducation nationale, affirme que malgré l'augmentation significative du nombre d’AESH, les résultats en matière de réussite scolaire sont décevants. Ce rapport intitulé : « De la compensation du handicap à l’accessibilité des apprentissages : vers une école plus inclusive » met en évidence la nécessité de stabiliser les effectifs des AESH.
Depuis 2006, le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a triplé, passant de 155 000 à plus de 500 000. Cela a conduit à une forte demande d'AESH. Cependant, près de 40 % de ces enfants ont redoublé au moins une fois dans le premier degré, et seulement un quart accède à l'enseignement supérieur. Ces chiffres illustrent les défis auxquels le système éducatif est confronté.
Une dynamique à repenser
Le budget alloué à l'école inclusive pourrait atteindre 4,7 milliards d'euros d'ici 2026, mais cela ne semble pas suffisant selon Paccaud, qui défend une coopération accrue entre le secteur médico-social et l'éducation nationale. Parmi ses propositions figure la généralisation des Pôles d'Appui à la Scolarité (PAS) et le développement des Unités Externalisées d’Enseignement (UEE).
Les faiblesses du modèle actuel
Le rapport évoque également la précarité des AESH, dont la plupart travaillent à temps partiel avec un salaire d'environ 1 030 euros nets par mois. Cette situation nuit à l'attractivité et à la fidélisation des agents. Bien que la création d'un statut de fonctionnaire soit écartée, il est recommandé de développer les contrats à temps plein en collaboration avec les collectivités territoriales.
Selon une autre étude, comme révélée par Yanous, la revalorisation des salaires des AESH est nécessaire, la situation actuelle étant qualifiée de « dispositif sous tension » qui peine à répondre aux besoins des élèves en situation de handicap.







