Le président des Républicains au Sénat, Gérard Larcher, marque son désaccord quant à une prolongation des travaux parlementaires au-delà du 14 juillet. Il affirme que les sénateurs ont besoin de ce temps pour mener à bien leurs campagnes en vue des élections sénatoriales prévues fin septembre.
Alors que le Premier ministre devrait prochainement solliciter Emmanuel Macron pour convoquer une session extraordinaire du Parlement, Larcher insiste sur la nécessité d'un répit parlementaire en prévision des futures échéances électorales. "Une campagne sénatoriale nécessite des rencontres avec les élus", a-t-il exprimé lors de son passage sur TF1, en évoquant la complexité logistique de visiter les 797 communes de l’Aude ou les 548 communes de la Gironde.
Bien qu'il reconnaisse que le Parlement a encore des textes prioritaires à examiner, comme la loi de programmation militaire ou la loi d'urgence agricole, il met en garde contre le danger de légiférer à la hâte après le 14 juillet. "Les difficultés commencent après cette date pour tous les gouvernements", a-t-il déclaré avec ironie.
Actuellement, le gouvernement n'a pas encore communiqué l'ordre du jour de cette session, mais parmi les textes à adopter, figure le projet de loi sur la fin de vie. Des propositions telles que celle concernant la justice criminelle ou les troubles à l'ordre public pourraient également être à l'étude.
En revanche, à cause des élections sénatoriales, l’exécutif ne devrait pas convoquer de séance en septembre. Ces élections, qui visent à renouveler 178 des 348 sièges du Sénat, toucheront notamment les régions méditerranéennes, le Rhône, la Gironde et l'Alsace. En revanche, l'Île-de-France, le Nord et le Pas-de-Calais, ne voteront qu'en 2029.
Ces élections ne devraient pas bouleverser l'équilibre actuel au Sénat, dominé par la droite et le centre. Cependant, une percée du Rassemblement National, si celui-ci parvenait à obtenir au moins dix sièges, pourrait modifier la dynamique politique au sein de l'Assemblée.







