Christian Ithurriague, ancien adjoint au maire d’Idron, a été condamné à verser 150 euros à son collègue Jean-Michel Prigent pour les préjudices subis suite à une gifle donnée en février 2021. Cette affaire a été jugée le jeudi 28 mai au tribunal correctionnel de Pau, poursuivant ainsi un long feuilleton municipal, débuté après l'élection d’Annie Hild en mars 2020.
Rappelons que peu après sa victoire, la maire sortante a été confrontée à une tentative de putsch de la part d'une coalition d'élus, qui a conduit à élire André Nahon à la tête de la municipalité. Ce dernier avait été un adjoint d’Annie Hild, et le climat politique était déjà tendu à Idron lors de l'incident.
L’épisode de la gifle a eu lieu lors d'une réunion publique où Ithurriague a visiblement perdu patience face à Prigent, qui avait critiqué la distribution de paniers gourmands par le premier. Selon des témoins, la tension était palpable, et une femme présente au moment des faits a comparé le geste à un « soufflet ». Après l'incident, Prigent a d'abord déposé une main courante, puis a finalement décidé de porter plainte un an plus tard.
Ce mois de mai 2023, lors de l’audience devant le tribunal, Ithurriague a tenté de minimiser les faits, décrivant l’incident comme un simple « tapotement » sur la joue. Toutefois, la procureure a évoqué la gravité des actes, soulignant la responsabilité inhérente à la position d'élu. « Peut-on justifier la violence entre élus ? », a questionné l’avocat de la partie adverse, illustrant les enjeux moraux et éthiques auxquels sont confrontés les représentants publics.
Les juges ont finalement reconnu Ithurriague coupable de « violences sans interruption temporaire de travail » sur une personne chargée d'un service public. Si les avocats de la défense avaient appelé à la relaxe, la décision du tribunal a été de condamner l'ancien adjoint à une amende de 500 euros, avec sursis. Il doit également indemniser Jean-Michel Prigent pour le préjudice moral subi.
La situation politique à Idron, marquée par cet incident, continue de se dégrader, alors que la majorité municipale fait face à des remous. L’élection de Karine Péré, qui a battu les anciennes figures politiques lors des dernières élections, laisse entrevoir une redéfinition nécessaire de la gouvernance locale.







