Lors de son intervention très médiatisée aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a pris à partie le puissant patron de X, Elon Musk. En reprenant une célèbre déclaration de François Hollande, il a affirmé que Musk représente une menace pour les démocraties européennes par le biais de ses algorithmes et l'exploitation des données personnelles.
Glucksmann a déclaré : « Notre ennemi a un visage et il s’appelle Elon Musk ! », un tournant fort dans sa campagne vers la présidentielle. Ses propos visent à alerter sur le pouvoir croissant des géants technologiques, qu'il qualifie de « véritable fentanyl » qui transforme les individus en ressources exploitables. Pour lui, les réseaux sociaux et les algorithmes de ces plateformes requièrent notre attention et manipulent nos émotions et nos données pour favoriser leur développement illimité.
« Ces algorithmes asservissent nos consciences et ébranlent nos démocraties »
Dans un argumentaire précis, Glucksmann a mis en lumière les impacts néfastes de ces technologies sur la société : « Ils polluent l'esprit de nos enfants ». Il appelle ainsi à une réponse politique forte, notamment par une éventuelle interdiction de TikTok si la plateforme ne respecte pas les règles établies par l'Union européenne.
Le cofondateur du parti Place publique a également critiqué les réactions jugées insuffisantes des responsables européens, tels qu'Emmanuel Macron et Thierry Breton, face à ces enjeux croissants. Il dénonce parmi d'autres, la « légèreté » avec laquelle certains élus semblent traiter la question de la régulation des géants du numérique, citant une « servilité remarquable » chez des personnalités comme Jordan Bardella.
Ces interventions soulignent l'importance d'une réponse collective et engagée pour protéger nos sociétés des préjudices causés par l'influence des technologies numériques.







