Mercredi, Laurent Wauquiez a proposé une main tendue au candidat Horizons à l’élection présidentielle, Édouard Philippe, affirmant qu'il possède les qualités nécessaires pour incarner "l'ordre et le sérieux" indispensables à la reconstruction du pays. Il a également souligné la nécessité de se retirer de la compétition électorale si cela s’avérait bénéfique, sans toutefois mentionner directement Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains.
Dans des déclarations rapportées par Le Figaro, Wauquiez a déclaré : "Par son histoire et ses responsabilités, je crois qu’Édouard Philippe peut vraiment redresser la France." À quelques jours d'un meeting crucial, il l'invite à dévoiler ses propositions pour la présidentielle.
Stratégie électorale en débat
Wauquiez a également critiqué la stratégie de son propre camp, fort de l'idée que "dire que l'on doit barrer la route aux extrêmes ne fait pas gagner une élection". Il souligne l'importance d'un projet solide pour séduire les électeurs, un point qu’il défend vigoureusement, notamment après sa défaite aux élections internes de la présidence du parti contre Retailleau. Le député de Haute-Loire, qui a récemment perdu le soutien des adhérents, a émis des réserves sur la façon dont son concurrent gère la situation actuelle.
"Nous ne pouvons pas nous permettre d’ignorer l’éventualité d'un second tour entre LFI et le RN. Si nous ne nous unissons pas, cela pourrait être notre triste réalité", a-t-il déclaré, évoquant les dangers d'une fragmentation parmi les candidats de droite.
Wauquiez a insisté sur le fait qu'une multiplication des candidatures pourrait renforcer les chances d'une qualification de Jean-Luc Mélenchon, situation qu'il souhaite éviter. Il a affirmé : "Je ne participerai jamais à cela." Cette déclaration souligne sa volonté de voir une primaire ouverte pour dégager un candidat unique de la droite, capable de rassembler et de redresser la France.







