Le 5 janvier 2026, Amandine Roy, une médium d'Anjou, a été condamnée à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris. Cette décision fait suite à un procès qui a attiré l'attention des médias pendant plus de deux mois. Roy, ainsi que neuf autres prévenus, a été reconnue coupable d'avoir diffusé des rumeurs et des insultes à l'encontre de Brigitte Macron, l'épouse du président français.
Lors du procès, qui a eu lieu en octobre 2025, l'avocate de Roy a dénoncé ce qu'elle a qualifié d'« acharnement judiciaire ». En effet, une peine de six mois de prison avec sursis avait été requise contre la médium pour avoir propulsé des théories complotistes, notamment en affirmant que Brigitte Macron n'existait pas et que son frère aurait pris son identité après une transition de genre.
L'ampleur de l'affaire a mis en lumière les enjeux du cyberharcèlement, un phénomène de plus en plus courant à l'ère du numérique. Selon les experts, ce type de harcèlement non seulement nuit à la réputation des individus ciblés, mais peut aussi avoir des conséquences psychologiques devastatrices. Anne C, spécialiste en communication numérique, souligne : « Les rumeurs et informations fallacieuses peuvent détruire des vies. »
Les autres prévenus ont également été condamnés à des peines allant de quatre à huit mois de prison avec sursis pour des publications jugées malveillantes, incluant des accusations sur des sujets tels que le genre et des insinuations de pédocriminalité concernant la Première dame. Tous les condamnés devront également suivre, à leurs frais, un stage de sensibilisation au respect des personnes dans l'espace numérique et s'acquitter d'une amende collective de 10 000 €.
Par ailleurs, Amandine Roy se voit interdire d'utiliser ses comptes sur les réseaux sociaux pendant six mois. Le président du tribunal, Thierry Donard, a souligné l'importance de lutter contre les abus en ligne, affirmant que les réseaux sociaux ne devraient pas être un terrain de jeu pour la diffusion de fausses informations.
La condamnation de Roy et des autres prévenus représente un précédent important dans la lutte contre le cyberharcèlement et souligne la nécessité d'une responsabilité accrue sur les plateformes numériques. En le déclarant à la Franceinfo, le porte-parole de l'Élysée a affirmé : « La dignité de chacun doit être protégée, qu'importe son statut. » Ce verdict pourrait ouvrir la voie à des actions similaires contre le cyberharcèlement à l'avenir.







