Les derniers chiffres du marché immobilier à Nantes révèlent une baisse des prix du mètre carré des appartements anciens, passant à 3 400 € en moyenne, selon la chambre des notaires de l'ouest. Cette tendance, qui se dessine après de nombreuses années d'augmentation, interpelle et suscite des réactions variées, notamment à l'approche des élections municipales de 2025.
D'un côté, les responsables politiques, de la droite à l'extrême gauche, semblent partager des réticences face à cette diminution. Ils craignent que cette situation ne reflète un marché immobilier affaibli, rendant l'accession à la propriété encore plus incertaine pour les Nantais. En revanche, Johanna Rolland, la maire socialiste de la ville, y voit une opportunité. « Les prix sont désormais plus raisonnables par rapport aux autres métropoles françaises. Cela rend Nantes encore plus attractive pour les jeunes familles et les primo-accédants », indique-t-elle, tout en argumentant que la forte reprise des transactions immobilières (+19,5 % d'acheteurs en un an) témoigne d'une demande toujours présente.
Les experts s'accordent également à dire que cette baisse pourrait redynamiser le marché immobilier. Selon une analyse de l'Observatoire des logements, cela pourrait encourager des programmes de transformation d'anciens bâtiments vacants, contribuant ainsi à revitaliser certains quartiers en déclin.
Cependant, une telle évolution suscite aussi des craintes concernant les effets sur le marché locatif, qui pourrait être impacté si les prix continuent de chuter. Si la baisse permet à certains de devenir propriétaires, elle ne doit pas nuire à ceux qui ne peuvent pas se permettre d'acheter.
Dans ce contexte, les discussions autour de la rénovation urbaine et de l'accompagnement des ménages à revenus modestes sont plus que jamais pertinentes. Les Nantais se questionnent : cette baisse est-elle réellement bénéfique, ou annonce-t-elle une instabilité à venir ? La réponse pourrait influencer le vote lors des prochaines élections municipales.
Il reste à voir comment ces dynamiques évolueront et quelles seront les propositions concrètes des candidats pour répondre aux enjeux du logement dans la métropole.







