20 Minutes avec AFP
Dans un contexte de conflits en évolution rapide, la ministre des Armées Catherine Vautrin a exhorté la Direction générale de l’armement (DGA) à accroitre la réactivité pour fournir rapidement les équipements militaires. Lors de son récent déplacement sur un site de la DGA à Toulon, elle a souligné la nécessité de réduire les délais entre l'identification des besoins et la livraison des armements, comme le rapporte un extrait de son discours relayé par l'AFP.
À la lumière des leçons tirées de la guerre en Ukraine, la ministre a affirmé qu'il était crucial de "raccourcir le chemin entre la détection d’un besoin opérationnel et la livraison d’une capacité". Selon elle, le processus d'adaptation doit être constant : "La guerre évolue et nous impose d'accélérer notre cadence. Il est impératif de repenser notre manière d'anticiper les besoins opérationnels, ainsi que nos méthodes de conception, d'acquisition, de production et de maintenance. Cela constitue une révolution technique, organisationnelle et surtout mentale".
Ne pas attendre la perfection
La DGA, fondée en 1961 pour établir la dissuasion nucléaire française, gère des programmes d'armement de longue durée. Cependant, l'accélération des innovations technologiques, comme l'utilisation des petits drones civils en Ukraine, impose une révision de ses méthodes de travail. Catherine Vautrin prône ainsi une approche axée sur "l'expérimentation et les itérations, sans chercher à atteindre une perfection théorique avant de livrer une capacité utile".
Tout en continuant les programmes à long terme, tels que le futur porte-avions PANG, la DGA doit également être en mesure de "prototyper rapidement lorsque la situation l'exige" et de "passer d'une production limitée à une montée en série en semaines, et non plus en plusieurs années". Elle a cité l’exemple de Harmattan AI, fondée en 2004, qui a réussi à fournir 1 000 drones en six mois pour l’exercice Orion, affirmant que "cette réactivité doit devenir notre nouvelle norme".







