La tragique mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon a entraîné la garde à vue de onze personnes, suscitant une onde de choc qui ravive les débats autour des connexions entre LFI (La France Insoumise) et le mouvement antifasciste de la Jeune Garde.
Alors que LFI a annoncé son soutien à Raphaël Arnault pour les futures élections législatives dans la première circonscription du Vaucluse, Jean-Luc Mélenchon a salué son engagement : "C’est un jeune homme impliqué dans des groupes antifascistes qui n’hésite pas à défendre ses idéaux face aux extrêmes." Arnault, à seulement 23 ans, a fondé la Jeune Garde à Lyon, un groupuscule qui se mobilise activement contre les forces d’extrême droite, souvent impliqué dans des affrontements qu'il qualifie d'autodéfense.
Le soutien de LFI à Arnault s'est concrétisé pour la première fois en 2022, malgré un passé judiciaire compliqué. Bien qu'il ait été fiché S et ait purgé une peine de prison avec sursis pour violences, Arnault a réussi à obtenir 6,81 % des voix lors de sa première campagne, ce qui n'était pas suffisant pour se qualifier au deuxième tour.
Une proximité qui n’a jamais cessé
Les relations entre LFI et la Jeune Garde n'ont pas été entravées. En juillet 2023, Mélenchon a rendu visite au camp d'été de la Jeune Garde, accompagné d'autres personnalités de LFI, renforçant ainsi un lien qui reste solide malgré les controverses.
En 2024, Arnault a été parachuté comme candidat à Avignon, remportant les élections avec un impressionnant 60,44 % des suffrages contre la candidate du Rassemblement national. Selon un article du Nouvel Obs, la Jeune Garde a également supervisé des événements pour LFI, soulignant ainsi son rôle actif au sein de la politique française.
Un mouvement sous la menace de dissolution
Dans un contexte tendu, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a annoncé son intention de dissoudre la Jeune Garde à l'automne 2025, ce qui a suscité de vives réactions parmi les soutiens. Mélenchon a défendu le groupuscule en affirmant qu'il s'agissait d'un allié essentiel aux insoumis. Malgré cette volonté de dissolution, le mouvement continue d’être actif, et certaines de ses actions ciblent directement les élus du Rassemblement national.
Cette connexion entre LFI et la Jeune Garde est devenue particulièrement problématique à la suite du meurtre de Quentin Deranque, ce qui soulève des questions sur les implications morales des associations politiques. Mieux que jamais, la dynamique actuelle place LFI sous le feu des critiques, alors qu’aucun de ses militants n’était présent lors de l'incident tragique à Lyon.







