À l'approche des élections municipales prévues les 15 et 22 mars 2026, une centaine de députés français, impatients de s'éloigner des tumultes de l'Assemblée nationale, décident de changer de cap. Certains veulent un rôle plus utile dans leurs communes, tandis que d'autres voient en cette élection une opportunité stratégique pour leurs partis, notamment le Rassemblement national qui veut se renforcer sur le terrain.
Des figures politiques telles qu'Alexandra Masson (RN) à Menton, Éric Ciotti (Union des droites) à Nice et Véronique Louwagie (Les Républicains) à L'Aigle, parmi d'autres, se sont déjà déclarées candidates. En tout, près de 90 parlementaires ont franchi le pas selon Ouest-France. Ce mouvement pourrait redéfinir la composition de l'Assemblée nationale, bien que la plupart visent des sièges municipaux ou de conseillers sans pour autant abandonner leur mandat de député.
Le Rassemblement national est particulièrement actif avec environ une trentaine de députés candidats, soulignant l'importance de ces élections comme une “répétition générale” avant la présidentielle d’avril-mai 2027. Comme l'indique Marine Le Pen, ces élections sont essentielles pour asseoir leur implantation locale et augmenter le nombre de grands électeurs en vue des sénatoriales de septembre.
Pour d'autres députés, l'envie de changer d’air se fait sentir. Véronique Louwagie a exprimé le besoin “d’être utile dans ma ville”. Beaucoup ressentent le climat tendu de l'Assemblée, où l'absence de majorité peut engendrer immobilisme. La perspective de devoir se réengager dans une législature incertaine après les élections présidentielles pousse certains élus à privilégier un mandat local, plus stable et proche des citoyens.
Ces événements marquent une période de transition dans le paysage politique français, remettant en question la dynamique parlementaire classique. En attendant les résultats de ces municipales, les partis s'apprêtent à croiser le fer sur le terrain.







