Municipales 2026 : la France insoumise ouvre la porte aux alliances avec la gauche

Les insoumis se préparent à des accords de rassemblement pour battre la droite.
Municipales 2026 : la France insoumise ouvre la porte aux alliances avec la gauche
La présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 17 février 2026. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »
La présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, à Paris, le 17 février 2026.

La France insoumise (LFI) envisage de proposer des accords de « rassemblement » avec d'autres formations de gauche si elle réussit à se positionner en tête au premier tour des prochaines élections municipales, ont déclaré deux de ses dirigeants le 22 février dernier.

« Lorsque LFI sera en tête au premier tour, nous inviterons les autres listes de gauche à se rassembler, en créant les conditions nécessaires pour cela », a affirmé Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, lors d'une intervention sur BFM-TV.

Manuel Bompard, également figure centrale du mouvement, a corroboré ce souhait de rapprochement sur RTL, soulignant qu'il s'agit d'une tradition à gauche de « rassembler les listes plutôt que de se désister ». Il a précisé que tout autre parti arrivant en tête aurait le choix de proposer ou non ce rassemblement.

Mathilde Panot a par ailleurs critiqué le Parti socialiste (PS), faisant valoir qu'il n’était « pas clair » sur sa position actuelle, et qu'il devrait « répondre à cette question ».

Appel à la clarté sur les alliances

Dans plusieurs communes clés comme Toulouse, Marseille ou Amiens, la réussite d'une liste d'union de la gauche pourrait dépendre du soutien des électeurs insoumis. Cependant, la probabilité qu'une liste LFI arrive en tête semble moins certaine.

Du côté du PS, la question des alliances avec LFI s'avère délicate, surtout depuis l'implication de collaborateurs de Raphaël Arnault dans l'affaire de l'agression mortelle de Quentin Deranque. Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, a temporairement écarté Any accord national, n'excluant toutefois que des rapprochements « rares » soient envisageables si les candidats clarifiaient leur position sur la violence politique.

Certaines figures du PS, comme François Hollande, ont souligné l'importance d'éviter toute collusion avec LFI au second tour. Pour sa part, Mathilde Panot a exprimé sa fierté de voir Raphaël Arnault au sein de son groupe, annonçant également qu'il pourrait être réinvesti pour les futures législatives, « s'il le souhaite ».

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