La sécurité occupe une place sensible sur l’échiquier politique nantais. Le 18 février, Margot Medkour, candidate de Nantes Populaire, a interpellé la municipalité sur les pratiques de la police municipale. La semaine précédente, la liste des Insoumis avait déjà soulevé ces préoccupations. Même dans les rangs de la majorité, les opinions divergent sur des questions comme la vidéoprotection.
Les échanges deviennent vifs, illustrés par des lettres ouvertes
entre Margot Medkour et Bassem Asseh, le premier adjoint (PS) en charge de la sécurité. Ce dernier défend les actions de leurs agents, évoquant la nécessité de maintenir l'ordre en raison de rixes fréquentes dans le centre-ville. Un récent incident, mardi 6 février, impliquant une agression au couteau, a ravivé les tensions.
Médour partage une expérience troublante lors d'un contrôle : Quatre agents de la police municipale ont plaqué un homme contre un mur, sous les yeux des passants. L'un d'eux a même baissé son pantalon…
Une intervention jugée atteinte à sa dignité
et non conforme au cadre établi.
En réponse, Asseh argumente que le contrôle s’est déroulé conformément à un arrêté municipal interdisant les rassemblements créant des troubles à la tranquillité. La police cherche à sécuriser le centre, mais les méthodes sont remises en question par l'opinion, notamment dans les réseaux sociaux.
Des experts en droit et en politiques publiques soulignent que ces débats reflètent un clivage plus large à gauche, où les priorités relatives à la sécurité, aux libertés individuelles et aux droits de l'homme se heurtent. En effet, le sociologue Alain Giraud, lors d'un récent colloque, a affirmé que les municipalités doivent naviguer entre la nécessité de sécurité et la préservation des droits fondamentaux, un équilibre délicat en période électorale.
Ces tensions à Nantes montrent comment la sécurité est devenue un axe crucial des débats électoraux, soulignant les divergences au sein de la gauche, exacerbées par un climat de peur et d'insécurité croissante.







