À l’approche des élections municipales, les tensions montent à Lyon. Jean-Michel Aulas, le maire écologiste sortant Grégory Doucet, Anaïs Belouassa-Cherifi de La France Insoumise et Alexandre Dupalais (UDR-RN) se sont affrontés mardi lors d’un débat organisé par BFMTV en partenariat avec Le Figaro.
Alors que Jean-Michel Aulas est perçu comme le favori avec 43% des intentions de vote au premier tour selon un sondage Elabe, la campagne reste incertaine, exacerbée par la tragédie entourant la mort de Quentin Deranque, un militant nationaliste. Cette affaire a profondément influencé les échanges lors du débat, comme le souligne Libération.
Anaïs Belouassa-Cherifi, représentant LFI, a défendu son mouvement face aux accusations de lien avec des groupes violents, affirmant que ses camarades œuvreraient pour impliquer des sanctions si des ex-membres étaient avérés responsables. Alexandre Dupalais a répliqué avec virulence, évoquant une "record de responsabilités" que son adversaire semble ignorer, indiquant que LFI pourrait abriter des éléments dangereux.
Le débat a aussi mis en lumière un conflit d'idées sur la sécurité. Jean-Michel Aulas a plaidé pour l’installation de caméras supplémentaires, tandis que le maire sortant a mis en avant sa propre stratégie, incluant 50 agents dédiés à la lutte contre l'incivilité. Selon Les Échos, les discussions ont également tourné autour de la portée des mesures de sécurité et des moyens d’assurer la tranquillité des Lyonnais.
Le fait que Grégory Doucet envisage “travailler” avec Belouassa-Cherifi pose une question intéressante sur les alliances qui pourraient se former en vue d’un second tour, si les positions ne s'apaisent pas d’ici là. Les attaquants de Doucet critiquent son silence face à la tragédie de Quentin, qualifiant certaines de ses actions de "récupération politique".
Concernant la gestion de la circulation, la question des Zones à Faibles Emissions (ZFE) a été un point de débat. Belouassa-Cherifi a attiré l'attention sur les infrastructures nécessaires avant de fonder une politique de restriction sur l'utilisation des voitures. Dupalais, quant à lui, s’oppose à cette idée, alléguant que la majorité des Lyonnais ne sont pas préparés à abandonner leur véhicule.
Dans un élan d'économie, les candidats s’opposent également sur des thèmes de développement urbain, comme le souligne Le Monde, discutant des opportunités de croissance et des défis environnementaux dans une ville en pleine mutation.







