Une récente étude de l'Institut Montaigne, relayée par Le Parisien, met en lumière les difficultés financières rencontrées par les 12 plus grandes villes de France.
L'Institut Montaigne a dressé un bilan préoccupant concernant les finances publiques des grandes communes françaises, comme le rapporte Le Parisien le 24 février. Les villes de Paris, Marseille, Lyon, Montpellier, Nice, Toulouse, Nantes, Strasbourg, Bordeaux, Lille, Rennes et Toulon ont été évaluées selon divers critères incluant la capacité d’autofinancement et les dépenses d’équipement. Le score moyen a chuté de 6,2/10 à 5,6/10 par rapport à 2019, démontrant un recul généralisé.
Seules Montpellier (6,8/10) et Nice (5,7/10) parviennent à sortir leur épingle du jeu. Nice, qui figurait en bas du classement en 2014 et 2019, a connu une amélioration significative grâce à une gestion rigoureuse de ses dépenses, note l'expert Nicolas Laine. Montpellier, bien que moins impressionnante, illustre tout de même une tendance à la hausse.
Toulon, malgré une note en légère baisse, conserve la première place avec un score de 7,1/10. La ville se distingue par sa faible dette et ses marges de fonctionnement élevées. À l’inverse, des villes comme Paris (3,4/10) et Strasbourg (4,2/10) voient leur dette par habitant augmenter de manière alarmante, tandis que Marseille (4,7/10) a enregistré une hausse des dépenses de fonctionnement de 27 % entre 2019 et 2024.
Des promesses de campagne "coûteuses" qui se multiplient
Face à cette crise budgétaire, l'Institut Montaigne souligne la nécessité pour les communes de participer à la redressement des finances publiques. Pourtant, les promesses de projets onéreux se multiplient à l’approche des élections municipales. Cela inclut le tunnel sous la colline de Fourvière à Lyon, soutenu par Jean-Michel Aulas, et le tunnel sous la Loire à Nantes, annoncé par Foulques Chombart de Lauwe.
L'étude met en avant que la gestion financière ne dépend pas uniquement de l’orientation politique d’une ville, mais est davantage liée aux choix faits par les exécutifs locaux, quel que soit leur bord politique. En ce sens, les enjeux de cette campagne pourraient avoir des conséquences durables sur la santé financière de ces grandes communes.







