À quelques semaines des élections municipales, les candidats présentent leurs visions et projets pour la culture à Nantes. Johanna Rolland, maire sortante, et Foulques Chombart de Lauwe, représentant de la droite, divergents dans leurs approches, occupent le devant de la scène.
Foulques Chombart de Lauwe a fait appel à David Lisnard, maire de Cannes, pour renforcer son image et a insisté sur la nécessité de « rallumer l'étincelle culturelle de Nantes ». Ce dernier a rappelé l'importance historique d'événements tels que le festival des Allumées, nés sous la mandature de Jean-Marc Ayrault. Il propose un budget renforcé pour la culture, avec des projets innovants tels que des liens plus étroits avec des événements comme le Hellfest et le Puy du Fou.
Face à lui, Johanna Rolland, qui bénéficie du soutien de plus de cent artistes locaux, met en avant l'importance de conserver les acquis culturels de la ville. Lors d'un meeting au club électro Macadam, elle a affirmé que « l'éducation et la culture sont nos priorités », promettant ainsi la construction de nouveaux lieux culturels d'ici 2031, et l'accessibilité de ces équipements à moins de 15 minutes pour tous les Nantais.
Une citadelle à défendre
La liste « La gauche unie pour Nantes » défend elle aussi le patrimoine culturel face aux réductions budgétaires de la Région. De nombreux projets, tels qu'un nouveau conservatoire à Nantes Nord et une Cité des imaginaires, sont déjà en cours de réalisation. La promesse de gratuité des transports pour accéder aux lieux culturels est également au cœur de leurs préoccupations.
Rallumer l’étincelle
Les candidats conviennent tous des enjeux culturels qui touchent Nantes. Le défi, selon Mounir Belhamiti, le candidat centriste, est de revitaliser les formats existants qui s'essoufflent, notamment en innovant avec un festival des musiques du monde. Cela pose la question de l'adéquation entre les événements culturels et les attentes des Nantais.
Margot Medkour, de la liste Nantes populaire, souligne que la vision actuelle de la culture est trop tournée vers le tourisme, négligeant les besoins des Nantais. Elle propose ainsi un centre d’arts et de savoirs communal pour favoriser la création locale, tout en dénonçant une politique de subventions jugée trop exclusive.
William Aucant, candidat LFI, rêve quant à lui d’un fond d’urgence pour soutenir les artistes en difficulté, financé par un pourcentage sur les marchés publics. Chaque candidat se distingue par sa manière d’aborder la culture, soulevant des questions essentielles sur les politiques à mettre en œuvrer pour bâtir une offre culturelle inclusive à Nantes.







