La fin d'un chapitre
« Je suis triste de ne pas pouvoir continuer. » C'est avec ces mots que Christine Kerdraon, après six années à la tête de Saint-Thurien, a annoncé son départ. Première femme à occuper ce poste, elle a su marquer les esprits par son engagement et sa vision pour la commune de 1 000 habitants dans le Finistère. Une expérience riche mais qui a laissé des traces sur sa santé, la contraignant à renoncer à un nouveau mandat pour les élections municipales de mars 2026.
Conseillère municipale de 2008 à 2014, puis adjointe aux affaires sociales durant six ans, Christine a su faire ses preuves avant d’accéder à la mairie. « J'ai eu la fierté de présenter une situation financière stabilisée et un désendettement notable, » a-t-elle déclaré lors de sa dernière intervention au conseil municipal le 25 février 2026. Mais, ce bilan positif ne peut masquer sa déception de devoir quitter ses fonctions.
Des experts en gestion publique, comme ceux du Le Monde, soulignent l'importance de la santé mentale des élus. « Quand on est plongé dans l’arène politique, il est facile de négliger son bien-être personnel », affirme une intervenante, rappelant que les cas de burn-out ne sont pas rares dans les fonctions publiques. La pression, les attentes et parfois la solitude vécue par les maires peuvent avoir des conséquences dramatiques sur leur santé.
Christine Kerdraon a illustré cette réalité. « Il y a un moment où il faut savoir se préserver », a-t-elle ajouté, insistant sur l'importance de parler ouvertement des difficultés rencontrées dans la vie politique.
En attendant, la commune de Saint-Thurien se prépare à un avenir sans son historique mairesse. Son départ marque un tournant, mais son empreinte restera gravée dans les mémoires des habitants. Les projets qu’elle a inités continuent, mais la voie reste à tracer pour son successeur.







